dimanche 4 août 2019

HEUREUX LE POETE


Heureux le poète
Heureux, le poète lorsqu'il
écrit,
il part dans ses rêves,
il oublie.......

Il ne voit plus passer
les heures,
il écrit même la nuit,
heureux ce poète,
mon ami.

Il a des mots plein
la tête,
ils sont tous jolis,
lui, sait les mettre
en harmonie.

Il a le privilège,
d'écrire ce qu'il veux,
nul ne lui fera
de reproches,
le poète est heureux,
en relisant sa prose.

Il ressemble à un maçon,
admirant son ouvrage
lorsqu'il a terminé
sa maison.

Heureux ceux
qui peuvent
construire :
des poèmes
où des maisons,
ils ont besoin de bâtir
leurs illusions.

ORSO





samedi 29 juin 2019

DEUX MOTS


DEUX MOTS


Deux mots sur cette photo,
on y voit mes grands-parents,
elle parait soumise, lui dominant.

La vérité est  tout autre:
ce petit bout de femme,
décidait de tout,
lui, ce grand bonhomme
filait tout doux.

Ce fusil, qu'il montrait
fièrement,
il s'en est jamais servi,
c'était simplement
pour la photo,
montrant à mon père
son joli cadeau.

Ce que vous ne voyez pas,
c'est le bonheur et la tendresse,
chez mes deux ancêtres.

tout est encore là, chez moi,
malgré ma vieillesse,
j'avais 10 ans:


j'ai, aujourd'hui:
 quatre-vingt-onze ans......



ORSO





lundi 24 juin 2019

C'EST VOUS

C'EST VOUS

Mes amis, qui avez dis
que j'étais un poète,
lorsque vous lisiez ma
" poésie "
je voulais, simplement
raconter mes émotions,
mes souvenirs,
en mariant les mots,
pour les rendre
plus beaux.

Je vous disais même,
que j'étais un Moète,
souvenez-vous,
en écrivant à ma manière
les mots les plus fous.

J'ai ainsi rempli les pages
de mon vieux cahier,
j'y mettais des images,
pour imaginer.....

Certains comprenaient
ce moète,
ils me le disaient,
c'est ainsi peut-être
que ce joli mot est né.

Il aura sa place
un jour, dans le dictionnaire,
mais il faudra bien expliquer
comment ce moète
voulait raconter.

Si, vous racontrez
une de mes moèsies,
lisez bien ce moète,
vous comprendrez
peut-être.......

Orso









jeudi 13 juin 2019

SI VOUS VAVIEZ


SI VOUS SAVIEZ

Le plaisir que je ressens,
lorsque ma plume s'active,
lorsque je quitte, un instant,
ce monde difficile.

Je part, j'imagine, je m'envole,
je rêve, je quitte cette terre,
les mots qui m'accompagnent,
me donnent des ailles,
je suis un autre homme,
je deviens un poète....

Alors, tout est permis,
je peux raconter
mes souvenirs intimes,
avec plein de mots doux,
même vous écrire
mes mots les plus fous.

Je vais parler aux arbres,
ceux que je croise
sur mon chemin,
aux oiseaux, aux cigales
et cet immense sapin,
je comprend leur langage,
dans le silence du matin.

Ne me cherchez plus,
je suis parti,
j'ai quitté ce bas monde,
je suis ce bonhomme
qui rêve la nuit.......
qui se lève
et qui vous écris....

Vous savez, maintenant,
comment on deviens poète,
ll faut simplement
s'envoler et rêver un peu
peut-être.....

ORSO

mardi 11 juin 2019

JE SUIS LA

JE SUIS LA

Comme, d'habitude,
à la même heure,
l'heure où arrivaient
tous mes mots,
je n'avais
qu'a bien les écrire,
en faire un poème
et vous l'envoyer......

Voici, plus d'un an,
que je suis là,
à la même heure,
avec ma plume,
posée sur mon encrier,
mais rien n'arrive,
je suis désolé.

On m'a conseillé
d'attendre,
j'ai attendu longtemps,
avec ces années,
qui passent,
je suis vieux maintenant.

On vient de me dire:
cher ami,
rangez votre plume,
oubliez la poésie,
on m'a même dit
 que j'avais trop écrit.....

Sans rien dire,
j'espère toujours,
que mes mots,
accompagnés
de leur Muse, 
reviendront un jour.....

Orso le 11 juin 2019



MA COPINE

MA COPINE

Celle de mon enfance,
il y a très longtemps,
n’avait pas le charme
qu’elle a maintenant.

Elle avait plusieurs frères,
plusieurs sœurs,
une famille nombreuse
haute en couleurs.
Je me souviens d’elle
car nous étions amis,
de ses joies, de ses peines,
où est-elle aujourd’hui?
je demandais de ses nouvelles,
à sa mère, ses frères, à ses sœurs,
on ne savait rien d’elle,
en versant quelques pleurs.
------------------------------
J’ai entendu la sonnette,
on sonnait chez moi,
j’ai reconnu son sourire,
celui d’autrefois.
Te souviens-tu de moi,
c’était, il y a longtemps,
je reviens chez moi,
retrouver mes parents.
Mes frères et sœurs
sont partis,
ma mère pleurait seule,
j’ai soixante ans
aujourd’hui,
je reviens au Pays.
Je te raconterai toutes
ces années, loin de vous,
les plaisirs, les rencontres,
mais je suis heureuse
de frapper à ta porte.

Orso










J'AVAIS ECRIS

J’AVAIS ECRIS

Adieu, merci,
c’était un jour triste,
je vous avais dit
c’est à cause du froid,
j’avais écrit aussi:
un peu n’importe quoi.

Comme un enfant
qui a perdu son univers:
ses jouets, ses crayons
de couleurs,
je cherchais quoi faire.

Je regardais autour de moi,
cherchant une occupation
pour me distraire,
je ne voyais que des feuilles
blanches, couchées parterre.
Elles semblaient attendre,
une inspiration, une lumière,
elles voulaient comprendre:
pourquoi ce triste mystère.

Je ne suis pas parti loin,
je guettais l’horizon,
assis dans mon coin,
près de mes crayons.

C’est un rayon de soleil,
à travers les nuages,
chargé de mots doux
et de belles images,
il a rempli ces feuilles
de mes mots un peu fous,
ces mots qui allaient
revenir chez vous.

ORSO







mercredi 5 juin 2019

MA NATURE

MA NATURE

Voici 15 ans que je l'aie
quittée,
je l'aimai tellement que
j'avais caché la vérité.

Malgré sa belle allure,
ses belles couleurs,
ses parfums, ses odeurs,
elle avait parfois
des colères
qui me faisaient peur:

Lorsque le bûcheron,
avec sa scie moderne,
coupait les gros troncs
d'arbres centenaires,
lorsque le chasseur
tuait ses oiseaux,
lorsque l'ouragan
brisait ses roseaux.

Elle ne supportait pas
la fin de l'automne,
voyant arriver au loin,
la neige et le froid
qui vont la recouvrir,
pendant l'hiver,
avec leur immense
manteau blanc.

J'avais caché
ses colères,
je l'aimais tellement,
je la voyait si belle,
est-elle calmée
maintenant?

ORSO



lundi 27 mai 2019

MA CORSE

MA CORSE

J’ai dans mes veines,
tout leur sang,
j’ai aussi des colères,
voyant ces gourmands.

Ils voudraient manger
la Corse à pleines dents,
ils aimeraient changer
les coutumes d’antan.

Ils se cachent dans les villes,
lieux de manifestations,
sans connaître
les corses des villages 
et leurs traditions.

La Corse est là, chez eux,
avec leurs familles,
leurs amis,
les étrangers qui arrivent
sont très bien accueillis.

C’est là que vous entendrez,
les guitares et les chansons,
c’est là que vous trouverez
toutes les traditions.

Si vous venez en Corse,
ne restez pas en ville,
allez dans les villages,
il reste encore du jambon
et du bon fromage.

Ma Corse, c’est mon village,
j’ai encore des amis,
des amis qui m’attendent,
c'est là mon Paradis.

ORSO

dimanche 26 mai 2019

PETITS BONHEURS

TOUS PETITS BONHEURS

Qui n'a pas vécu
de petits morceaux de bonheur,
il suffit de remonter les années,
chercher au fond du cœur,
là où ils sont biens gardés.

Impossible de les oublier,
même s'ils tiennent peu
de place,
certains m'avait fait
pleurer, ce matin j'y pense.

Le premier, j'avais 7 ans,
ce bon point gagné,
le montrant fièrement
à ma maman.

C'était une tirelire,
où je mettais mes
pièces gagnées,
tout ce que je voulais
conserver.
Lorsque ma mère a dit:
il faut, maintenant
la casser,
j'ai retrouvé, sur la table:
des pièces en argent,
une était en or,
c'était mon oncle,
je me souviens encore.


J'avais voulu voir ce cirque,
installé près de chez nous,
quand j'ai vu ce clown triste,
qui semblait malheureux
j'ai eu plein de larmes
dans mes yeux.

ORSO




























mardi 21 mai 2019

CETTE JOURNEE

La plus belle journée de ma vie
                      

C'était il y a longtemps, j'avais dix ans et mon grand-père

m'a offert la plus belle journée de ma vie.

Aller dans le maquis voir ses huit vaches,
comme il faisait toutes les semaines.
Il avait préparé cette selle, où je pouvais me tenir,
                                               
lui, avec sa serpette, coupait les branches
qui bloquaient le passage.
                                      

Arrivée dans la plaine où vivaient ses vaches, il lançait un cri,
et elles arrivaient vers lui, il leurs coupait quelques feuilles de
châtaignier et les caressait, pendant qu'elles mangeaient.
                                                                            

Arrivait le moment du repas,
On s'est arrêté devant une petite source où l'eau fraîche
coulait dans le creux d'une feuille de châtaignier.
il allait ramasser un peu de bois mort et allumait un feu,
entre quatre pierres, pour faire griller les saucisses en
récupérant le jus entre deux tranches de pain,
            comment oublier ce goût!!!!!!!

A la fin du repas, il rangea tout et me dit: il manque
une vache, je vais rester pour la retrouver.
monte sur la mule et retourne au village, tiens-toi bien,
elle connaît le chemin.

En arrivant, ma grand-mère avait compris, m'a aidé à descendre du dos de la mule.

Mon grand-père et arrivé, il faisait nuit, après le repas, il fredonnait une chanson, ma grand-mère disait, il chante lorsqu'il est fatigué.

Même après tous ces ans, comment oublier......
                         j'ai aujourd'hui 93 ans

                                                  Orso

dimanche 12 mai 2019

DIS MOI

DIS-MOI

Toi qui est resté la-haut,
dis-moi si le printemps
est arrivé,
je le cherche, en vain
depuis longtemps.

Il ne s'arrête jamais
ici,
je le guette tous les ans,
dis-moi, mon ami:
l'as-tu vu arriver?

Je me souviens de lui,
nous poussions des cris
de joie,
lorsqu'il se montrait.....

l'écho nous répondait.

Je t'envie souvent,
vivant dans ce village,
tu peux respirer ce vent,
qui arrive des Alpes.
Il est chargé de parfums,
celui de la lavande,
celui du thym
et de chants de cigales.

L'air d'ici
n'est pas le même,
avec ces bateaux qui
crachent leur fumée
et ces voitures
qui circulent toute
la journée.

Je comprends, maintenant
pourquoi le Printemps
ne s'arrête jamais
chez moi.

Qrso


samedi 11 mai 2019

MON BLOG

MON BLOG

Il y,a ce matin: 465 textes,
à part 3, tous
sont sortis de ma plume
et sont partis chez vous.

Certains sont arrivés en
Amérique, en Ukraine,
en Irlande, même
chez mon voisin
l'Italie,
ils sont 58.000
à l'avoir ouvert ce matin.

J'ai aujourd'hui 93 ans,
je vais en écrire encore,
les offrir au vent qui les emportera
J'ai bien pris soin de les
classer,
par mois, par années,
pour pouvoir les retrouver.

Je sais que dans cette vie
moderne,
vous n'avez pas le temps,
faites un effort quand même,
il y a des poèmes dedans.

Il est facile à trouver,
allez sur Google
il suffit de demander:
 paulours.blogspot.com


Cette annonce va partir
chez lui,
elle sera inscrite
aujourd'hui.

ORSO

mercredi 1 mai 2019

PANTONE

PANTONE
 
Avant que ma mémoire
me lâche,
je vais vous raconter
une histoire,
celle d'un berger.

Qui, après moi pourra,
vous dire:
il s'appelait Pantone,
il vivait avec sa mère,
dans une vieille maison.

Tous les matins, il rassemblait
son troupeau,
chacun amenait sa chèvre
et partait aussitôt.

Il passait sa journées
près d'elles,
elles broutaient les herbes
du maquis,
lui taillait des bâtons
pour ses amis.

Il revenait de bonne heure,
sa mère l'attendait,
elle soutirait à chaque chèvre
un peu de leur lait.

Elle fabriquait des fromages
qu'elle vendait,
lui venait sur la place
pour discuter.

Ils vivaient de peu de chose,
ils ne payaient ni taxes,
ni impôt, ni loyer
l'argent de la mère suffisait.

Je sais que vous n'allez
pas me croire,
en lisant cette histoire,
mais je peux vous dire:
combien la vie était belle
dans mon petit village.

ORSO






CE BOUQUET

CE BOUQUET

Je voudrais, avant de partir,
vous envoyer un bouquet,
il n'y aura pas de fleurs,
mais quelques poèmes,
mes meilleurs:

Bien sûr la première fleur
va s'appeler PRINTEMPS,
viendra celle de L'AUTOMNE,
va suivre celle du SILENCE,
puis arrivera Le FEU,
vous découvrirez BELLE,
le CHENE VERT,
Un GRAND MERCI,
puis VENEZ A MOI
et POESIE.

Je viens de me rendre
compte, que mon vase
est trop petit,
il m'en reste,
plein d'autres,
sur la table,
qui voulaient partir
aussi.

Quand ce bouquet
sera livré chez vous,
vous allez chercher
des fleurs,
vous allez trouver
surtout:
quelques poèmes
qui arrivaient chez vous.

Orso