vendredi 12 avril 2019

JEUNES GENS


JEUNES GENS

Vous qui avez entre
18 et 20 ans, aujourd'hui,
vous qui allez conduire
bientôt votre Pays,
ne copiez pas
ceux qui nous gouvernent
en ce moment.
Il y a trop d'erreurs à corriger,
il y trop d'élus à supprimer,
trop de gens payés
à rien faire,
d'autres conservent des postes,
ils ont dépassé l'âge,
avec des salaires importants,
nous comptons sur vous
dans pas longtemps......

Ne vous inquiétez
pas pour l'argent,
il y a plein de milliards
qui attendent
pour revenir nous voir.

Inutile de mettre des gilets,
pour vous faire connaître,
vos actions, vos idées,
vos décisions,
vont relever la Nation.

Ah, si je pouvais vivre encore
quelques année,
car j'ai 93 ans,
pour constater
les progrès
et les décisions,
de ces jeunes gens.

Orso

LE VILLAGE ABANDONNE

Le village abandonné
C'était un village, dans
la montagne,
il y avait de grandes maisons,
pour loger les enfants
qui, petit à petit
partaient sur le continent.

A la mort des parents,
la maison était vide,
certains revenaient
en vacance,
dans les pièces
acceptables,
mais petit à petit,
elles n'étaient plus
habitables.

Il y avait des travaux
à faire,
mais nul ne pouvait payer,
la facture était chère,
ils ont tous refusés.

Les maisons sont encore là,
elles semblent accueillantes,
plus personne ne viens
pour passer ses vacances.

Il y en plusieurs dans cet état,
mais personne répare,
et,d'un commun accord,
ils ont abandonné
ce charmant village.

ORSO





jeudi 11 avril 2019

POSE TA VIE UN INSTANT

POSE TA VIE UN INSTANT

Quitte ton bureau,
ta cuisine, tes ennuis,
regarde cet espace,
il est là devant toi,
pour toi,
écoute son silence,
respire ses parfums,
ce petit vent qui passe,
c'est celui du bonheur.

Tu vas rencontrer:
des cigales, des oiseaux,
des papillons, des libellules,
des coquelicots,
tu vas entendre le vent
dans les roseaux,
la mélodie
de ce petit ruisseau.

Il suffit d'un peu de courage,
c'est difficile parfois,
pour poser son ouvrage
et partir dans les bois.

Ces arrêts devraient
être obligatoires,
pour certains travaux,
poser sa pelle et sa pioche
et quitter son boulot.

Les syndicats n'y ont pas pensé,
ils n'ont pas adhéré, 
ils préfèrent
que les ouvriers
arrêtent de bosser
pour aller manifester.

ORSO









mercredi 10 avril 2019

IMAGINEZ

IMAGINEZ

Une maison, sans un papier,
sans une plume, ni de crayon,
pas d'électricité, ni de télévision,
pas un livre, ils ne savaient
pas lire, mais
ils savaient compter.

Je vous parle d'un temps,
il n'y a pas si longtemps,
il n'y a que 80 ans,
c'était chez
mes grand-parents.

Je découvrais leur façon
de vivre,
dans leur vieille maison.
Ils avaient, une mule,
un âne, des poules,
pour leurs œufs,
une chèvre pour son lait
et les fromages.
Ils avaient un jardin
magnifique,
c'est là qu'il cultivait
tout pour manger.
Ils possédaient;
des châtaigniers,
des oliviers pour l'huile,
un champs de blé,
pour leur farine
et un cochon à engraisser.
Ma grand-mère, cuisait les
7 pains pour la semaine,
mon grand-père
allait voir ses vaches
dans la plaine.

Pour acheter, du pétrole
pour la lampe
du sucre du café,
du sel et du poivre
pour cuisiner,
mon grand-père avait toujours
de l'argent dans 
son vieux portefeuille,

J'ai vécu chez eux 3 semaines
et je me souviens
des soirées autour
du feu,
ma grand-mère racontait
des histoires, qu'elle inventait 
et c'est dans ses bras
que je m'endormais. 

 ORSO 


mardi 9 avril 2019

MERCI MA MEMOIRE


MERCI MA MEMOIRE

Merci d'avoir conservé,
mes souvenirs, mes histoires,
mes amours, mes regrets.

Je vais souvent te voir,
cherchant un moment
heureux,
rarement un moment
triste,
que des moments
précieux.

J'ai retrouvé, chez toi,
un moment merveilleux,
lorsque le Maître,
m'a donné un rouleau
de papier, entouré d'un ruban:
il y avait mon
 certificat d'étude,
dedans.

On m'a dit: il y en a
qui perdent la tête,
qui ne se souviennent plus
toi tu gardes
pour moi:
mes images d'autrefois.

Je vais souvent chez toi,
ta porte est toujours
ouverte,
je trouve chaque fois,
tous ces moments
que tu gardes
pour moi.

Ce matin, je vais te dire
encore merci,
j'ai bientôt 93 ans,
je suis un homme ravi
 car je sais maintenant
que tu gardes pour moi,
tous les moments
de mavie

ORSO






C'EST FANTASTIQUE


C'est fantastique

Je viens de l'apprendre:
Une équipe de chercheurs,
après de longues années
ont trouvé comment:
avoir une seconde vie.

Bien sûr qu'il y avaient
des conditions.

Avant tout, mourir en
bonne santé,
ne pas avoir trop bu,
ni trop mangé,
ni trop aimé.

Je remplissais ces conditions,
je suis allé m'inscrire,
en pensant que serais plus
gentil avec elle,
je pourrais même lui faire
la vaisselle.

On m'a dit; prenez votre tour,
je n'étais pas le premier,
attendez, on va vous appeler,
je me disais que j'allais
faire attention,
j'avais plein de projets,
j'allais changer
dans ma nouvelle vie,
je serai plus doux, plus gentil,
je serai le plus amoureux
des maris.

-----------------------------

C'est une sonnerie
qui m'a surpris:
c'était mon réveil
qui criait:
lève-toi, mon ami,
c'est l'heure d'aller
bosser..

ORSO

lundi 1 avril 2019

JE SUIS RETOURNE

JE SUIS RETOURNE

J'ai voulu revoir le quartier
de mon enfance,
voir ce qu'il était devenu,
j'avais dans ma tête
les images de la rue.

C'est d'abord le silence
qui m'a surpris,
plus de traces d'enfance,
ils ont grandis.......

Je m'arrêtais
à chaque maison,
croyant retrouver
un ancien ami,
il y avait un rideau
qui bougeait,
on se méfiait.

Plus de cris de joie,
plus d'enfants dans la rue,
plus de nids sous les toits,
que sont elles devenues.

J'ai voulu revoir les buissons,
où ont fabriquaient
nos cabanes,
il y avait plein de maisons
et des voitures
à leurs places.

Que cherchez-vous Monsieur?
Je cherche les images
de mon enfance.
Je suis le seul qui reste,
j'ai 90 ans, mon frère
me parlait de vous souvent:
de vos jeux disparus maintenant,
vous avez, sans doute mon
âge, vous êtes Paul,
notre voisin d'enfance,
celui qui venait voir Henry,
hélas, trop tôt parti.....

Si vous saviez comme je suis
content,
d'avoir pu parler du bon
vieux temps.

Orso

QUAND J'ETAIS PETIT

QUAND J'ETAIS PETIT

J'habitais les Arènes,
je ne sais pas pourquoi,
on l'appelait ainsi
c'était une colline,
avec plein d'arbres,
plein de buissons,
plein d'oiseaux
et de papillons.

On avait construit
ces maisons, pour les
familles nombreuses,
il y avait plein de filles,
qui jouaient à la marelle,
les garçons à saute-moutons.

Il y avait des lézards
qui se chauffaient au soleil,
il y avait, le soir,
les lucioles qui éclairaient
leurs lumières.

Il y avait les hirondelles,
qui se regroupaient,
sur les fils,
attendant leurs collègues,
pour repartir.

Il y avait, au printemps,
des pétales blanches
et roses,
qui se posaient sur
les amandiers,
annonçant son arrivée.

Il y avait des voisins,
des voisines
qui s'interpellaient,
il y avait le quartier
qui chantait.

Orso










dimanche 31 mars 2019

VENEZ ME VOIR

VENEZ ME VOIR

J'ai allumé le feu,
dans la cheminée,
venez me voir,
je vais vous parler d'un
Pays,
celui où je suis né.

Lorsque j'avais 15 ans,
je découvrais la vie,
je regardais mon Pays.
L'Algérie était un département,
on surveillait le Maroc,
la Tunisie,
avec un regard sur,
le Sénégal, le Congo
et l'escale de Djybouti.
Nos troupes coloniales
étaient présentes
dans ces pays lointains:
la Cochinchine
et toutes ces iles.
Il y avait plein de bateaux,
plein de marins,
pour ces voyages lointains.
Le monde entier nous enviait,
voyant tous ces militaires
bien habillés,
il voulait nous copier.

Je le regarde maintenant,
il n'a plus la même gloire,
ce beau Pays a disparu,
le pouvoir est sur boulevards,
sur les grandes avenues.
Ils ont mis des gilets,
pour être reconnus,
ils défilent dans les rues,
ils ramassent des pavés,
voulant tout casser.

J'ai honte de dire le mon
de ce beau Pays,
c'était le mien
où ést-il ce matin?


ORSO

LA CIGALE ET LA FOURMI

La cigale et la fourmi

Il y en avait, la cigale
qui toujours y rigole,
ma parole,
y va, y vient, y court,
y saute, y danse,
y s'amuse comme
une folle, ma parole.
----------
Ma, voilà qui fait froid,
d'y pleurer,
tant a l'droit.....
mais si ti manges pas,
ti crèves
Il y en avait,
la fourmi qui marchait,
sur la route,
il avait, sous son bras
un balès di casse-croûte.
Asma! ti mi donnes
un peu di couscous,
en attendant
que l'herbe y pousse?
Enzobromoc,
y répond la fourmi,
qu'est ti faisais, toi,
quand y faisait chaud
ma parole?
J'y chantais,
ah ti chantais,
hors moi, j'y pense:
c'est bien meilleur
que ti danses.

( en souvenir de mon frère Jean qui là récitait)

ORSO

LA T.V.A

LA T. V. A
( taxe sur la valeur ajoutée )

Elle est née, il y à 65 ans,
c’est la taxe la plus belle,
belle surtout pour ceux
qui l'encaissent.

C’est un petit malin
qui a eu cette idée,
le 4 avril 1954,
je connais son nom,
mais je ne dirais pas,
on pourrait…...

Nous là payons en mangeant,
en buvant, en nous amusant,
en roulant,
sans nous en rendre compte,
pour l'état,
c'est elle, la plus forte.

Cela représente une somme
gigantesque,
bien sur qu'il faut de l'argent,
pour payer les fonctionnaires,
les soldats, les retraites,
les députés, tous les salaires…...
et ceux payés sans rien faire,

Cela fait beaucoup d’argent,
voyant la caisse pleine,
certains piochent dedans,
se servent
et il faudra emprunter,
quand même.

Surtout ne retirez pas
cette taxe,
car il faudrait travailler
sans relâche.

Je vais finir par lui dire
merci,
car, sans elle
ce serait: l’agonie.

ORSO






C'EST FANTASTIQUE

Je viens de l'apprendre:
Une équipe de chercheurs,
après de longues années
ont trouvés comment:
avoir une seconde vie,
après la mort.
Bien sur qu'il y avaient
des conditions.
Avant tout, mourir en
bonne santé,
ne pas avoir fait trop bu,
ni trop mangé, ni trop aimé.

Je remplissais ces conditions,
je suis allé m'inscrire,
en pensant que serais plus
gentil avec elle,
je pourrais même lui faire
la vaisselle.

On m'a dit; prenez votre tour,
attendez, on va vous appeler,
je me disais que j'allais
faire attention,
dans ma nouvelle vie,
je serai un garçon très gentil.

-----------------------------

C'est une sonnerie
qui m'a surpris:
c'était mon réveil
qui me disait:
lève-toi, il faut aller
bosser.

ORSO


jeudi 21 mars 2019

CES BRUITS

CES BRUITS
Oh, comme je voudrais les entendre
encore,
même s'ils me réveillaient,
entendre, en premier, les coqs chanter,
puis, comme tirés de leur sommeil,
tous les chiens du quartier.
Suivaient les cloches des églises,
la charrette du laitier,
les voisins, les voisines
qui s'interpellaient.
C'est la vie qui commençait ,
cette vie simple et joyeuse,
la vie de tous ces métiers.
Je voudrais entendre encore
Le garde-champêtre ,
avec sa trompette et son tambour,
nous criai les nouvelles
du jour.

Le forgeron qui tapai
sur l'enclume,
une fois sur le fer,
deux à coté,
c'était sa façon de travailler.

Tous les matins, je l'entendais,
il chantait ' Le maître à Bord'
il me disais que pour s'entrainer,
il fallait chanter très fort.

Encore un bruit, jamais oublié,
celui de ma mère
lorsqu'elle chantait.

Je sais que ces bruits
sont partis pour toujours,
mais, c'est avec nostalgie
que je viens de les écrire
pour vous.

Orso




 

dimanche 17 mars 2019

LA MUSE

LA MUSE

Je voulais vous faire croire,
je n'ai pas réussi,
que la Muse
était responsable 
de tous mes soucis.
Je vous avais dit même
qu'Elle était partie:
c'était une excuse,
vous l'avez bien compris......

Je dois vous avouer
la vérité,
elle est là qui s'étale,
c'est la faute à mon âge,
à toutes ces années.

Elles sont là, sournoises,
elles avancent sans pitié,
elles rongent les mémoires,
elles emportent les idées.

J'ai bien essayé de fouiller
dans mes souvenirs,
une phrase, une idée,
sans rien découvrir.

Mes nuits sont longues,
car je ne dors plus,
je cherche encore 
mes mots disparus.

Je dois vous faire un aveu:
ma joie était dans mes textes,
voyez ce qu'il en reste......
Je suis un poète malheureux.

ORSO