dimanche 12 janvier 2014

MA VIE SANS EUX

MA VIE SANS EUX
 
 
Imaginez, ma vie
sans poèmes,
que ferais-je de mes jours,
de mes nuits,
de mes rêves.
 
Autour de moi,
je regarde les gens
qui s'ennuient
et attendent
la fin de leur vie,
sans comprendre.
 
Je voudrais leur dire,
que la vie est pleine
d'amour et d'amitié
et c'est avec des poèmes
que nous sommes liés.
 
Nous formons une famille
pleine de gaité,
lorsque nous parlons
de nos petits papiers.


Même si vos manuscrits
ne sont pas en proses,
écrivez, vous aussi,
vos petits songes.

Orso le 22 février 2013


POURQUOI TU PLEURES

 
Pourquoi tu pleures?
 


Elle était assise sur un banc,
elle cachait ses yeux
en larmes,
elle reniflait en même temps.

Je me suis approché,
la voyant malheureuse:
pourquoi pleures-tu?
ta mère est malade?
elle faisait non de la tête,
ta mère t'as frappé?
ton père t'as grondé?

elle n'a pas de mari !

Mais tu n'est pas la seule
orpheline sur terre!

alors pourquoi notre voisine
en a plein
qui viennent la voir
et qui repartent le soir?

Si un seul s'arrêtait
pour dormir et manger
chez moi,
je lui dirais:

PAPA


Orso le 4 novembre 2013


COUCOU

 COUCOU
Me revoilà, je reviens,
j'étais parti ailleurs,
j'avais rangé ma plume
et mon encrier,
j'avais quitté ma muse,
je voulais voyager.
Je cherchais un endroit,
où il y aurait du soleil,
de l'amour, de la joie,
retrouver mon sommeil.
Je voulais oublier
mes nuits blanches
j'écrivais, sans relâche,
je ne dormais plus.
 
J'étais un peu perdu,
j'ai fais le tour de la terre,
je cherchais toujours,
un lieu , où, peut-être
je finirai mes jours.
Je me suis aperçu,
après avoir navigué,
que j'étais revenu
où je l'avait quittée.
Elle attendait, patiente,
assise dans son coin,
elle savait, d'avance
que je n'irais pas loin.

Orso le 5 avril 2012
 

O CIUCCIARELLA

 
BERCEUSE
 
HOMAGE A MA MERE.
 
 
Lorsque, avec mes amis,
avec mes parents,
nous évoquons, réunis,
l'ancien temps,
certains moments
sont partis.
 
Je ne me souviens plus,
de cette noce
où de cet enterrement,
mais ce qui reste
toujours gravé dans
ma mémoire,
c'est l'air d'une chanson
que ma mère
me chantait le soir,
je peux même vous dire
son nom:

O ciucciarella



Comment oublier cette voix,
ces paroles,
même s'il y a longtemps.

ceux qui , comme moi,
se souviennent, ce qui disait
la chanson,
c'est l'histoire, d'une mère,
d'un père
et d'un petit garçon.

Orso le 20 mars 2013

samedi 11 janvier 2014

LE RETOUR

LE RETOUR
 
 
Je suis revenu au village
après 70 ans,
je cherchais les endroits que
j'avais connus enfant.
 
Je cherchais le jardin de mon
grand-père,
je cherchais, les châtaigniers,
je cherchais l'aire
où il battait son blé.

 
 
J'ai cherché les oliviers,
j'ai cherché le four
où ma grand-mère cuisait
son pain.

 
Je cherchais, tous les jours,
espérant revoir ses vaches,
son beau mulet, ses poules
et son âne tout gris.

 
 
J'ai cherché les odeurs
que dégageait l'âtre,
le parfum de la cave
et de ses fromages.
 
J'ai posé des questions,
aux villageois,
ils m'ont répondu:
c'était avant.
 
Dans ma tête
aujourd'hui,
ils sont encore là,
je n'oublierai jamais
tous ces moments.



Orso le 17 avril 2012

LE VENT LES NUAGES

 
LE VENT LES NUAGES
 


Quand le vent vient de la mer,
on dit qu'il apporte la pluie,
alors, je regarde en l'air
ces gros nuages gris.
 
Ils ont traversé mon ile,
avant d'arriver jusqu'ici,
emportant, sous leurs ailes,
le parfum du maquis.
 
Il s'est perdu en route,
car le voyage est long,
il est parti, sans doute,
vers d'autres horizons.
 
Tous ces beaux nuages,
qui arrivent ici,
sont remplis d'images,
venant de mon pays.
 
Alors, j'imagine,
je revois les amis,
les tantes, les cousines
et ce beau paradis.
 

 
Le 31 décembre 2012

 
 



U FUGONE

 


U FUGONE
( l'âtre )
 
 
Imaginez,
 
La vieille, c'est ma grand-mère,
je suis assis, en face d'elle,
c'était, il y a 77 ans.
 
L'intérieur de sa maison,
voyez comme tout est simple,
voyez comme tout est vieux,
vous ne voyez pas,
combien nous étions heureux.
 
Elle aimait me raconter des histoires,
avec sa petite voix,
elle les inventait
pour moi.
 
Cette image
représente, pour moi,
les merveilleux souvenirs,
que j'ai la joie d'écrire.
 
 
Lorsque vous lirez
mes histoires et mes écrits,
sur la Corse,
gardez dans vos têtes:
cette image forte.
 
 
Orso le 14 mars 2013
 

jeudi 9 janvier 2014

A VENDRE

Le compte de mes années,
commençait à grossir,
j'en avais trop gardées,
elles me faisaient vieillir.
 
Alors, bien décidé, d'en vendre
une partie, j'ai rédigé l'annonce
que voici:
 
A VENDRE 50 ANS DE MA VIE
 
QUI  ONT  TRES PEU  SERVIES;
 
Si je pouvais les vendre,
il m'en resterai encore,
je serai plus jeune
et battrai des records.
 
J'ai trouvé un client,
qui, lui, voulait vieillir,
il m'a payé comptant
et il est reparti.
 
Alors, enfin rajeuni,
j'allais partir joyeux,

 
je suis tombé de mon lit
et j'ai ouvert les yeux.

 
 
Drôle de rêve!!!!
 
 
Orso le 25 mars 2013

L'OISEAU

Pendant mon séjour dans ce petit village du haut var,
chaque année, au mois de mai, j'entendais le chant d'un oiseau,
toujours le même.
Il devait revenir dans son nid.
Ce nid se trouvait en face de ma porte à 10 mètres environ.
J'essayais de le voir........
 
 
L'OISEAU
 
Ou es-tu, oiseau qui chante,
tous les ans, au mois de mai?
Qui es-tu, toi qui m'enchante,
tôt le matin et la journée.
 
Es-tu rossignol, es-tu pinson,
ou sans doute es-tu mésange,
que fais-tu dans ce buisson,
est-ce ton nid que tu arranges.
 
Ton chant si clair, si mélodieux
monte, je crois, de ce taillis,
appelles-tu ton amoureux
ou chantes-tu  pour tes petits?
 
Il me semble t'apercevoir,
te caches-tu, es-tu timide?
montres-toi, je veux te voir,
montres-toi, je veux savoir.
 
Orso le 10 mai 1988


TOUS MES MOTS

TOUT MES MOTS
 
Je dois rendre hommage
à tous ces mots qui,
inscrits sur une page,
vont redonner la vie.
 
La vie à une histoire,
la vie d'un souvenir,
la vie d'une mémoire,
la vie d'un avenir.
 
Ils laisseront des traces,
au fond d'un vieux tiroir,
ils seront lus, je pense,
par qui voudra les voir.
 
Alors, à tous ces mots,
que j'écris aujourd'hui,
on me dit qu'ils sont beaux
et je les remercie.
 
Je vais encore écrire,
car je n'ai pas terminé,
je vais encore vous dire,
qu'ils m'ont permis d'aimer.
 
D'aimer celle qui m'est chère,
avec des petits mots,
inscrits d'une manière
pour les rendre tous beaux.
 
Orso le 30 décembre 2012


mercredi 8 janvier 2014

COMMENT AIMER

 
 
COMMENT AIMER
 
Lorsqu'on dit: je t'aime, à sa petite amie,
sans lui dire qu'elle est belle,
sans lui dire chérie,
sans la serrer tout près,
la caresser, l'embrasser,
ces mots simples et faciles,
n'auront pas de portée.
 
Car elle attend des mots plus doux, plus intimes,
des mots qui la feront frissonner,
des mots qui la feront sourire,
qui la feront vous aimer.
 
Nulle école ne pourra vous enseigner,
comment aimer sa belle,
il faudra tout inventer,
pour rester au près d'elle.
 
 
 
Orso le 16 décembre 2012
 
 
 
 


QUE FONT-ILS

 
QUE FONT-ILS
 
Que font-ils, ceux qui ne rêvent pas,
que font-ils de leurs journées,
de leur temps?
 
Que font-ils, ceux qui ne rêvent plus,
de leurs nuits, sans sommeil,
de ces heures perdues?
 
Comment vivent-ils, pendant
ces longs jours,
pensent-ils à leurs anciennes amours?
 
Attendent-ils, dans leur solitude,
l'arrivée de leurs enfants,
l'arrivée d'un parent?
 
Depuis des années qu'ils attendent,
ils espèrent toujours,
que le bonheur viendra un jour.
 
C'est ainsi que le temps passe,
que leurs cheveux s'en vont,
que leurs rides se creusent
et ils partent sans illusions.
 
Orso le 26 mai 2013


LE CLOWN

 
Le clown
 
Doit-il faire rire,
doit-il faire pleurer?
son rôle est de nous
amuser.
 
Mais, qui es-il
derrière ses grimes,
est-il heureux?
est-il malheureux?
 
Nul ne connaitra ses peines,
ses ennuis, ses soucis,
son rôle est de faire rire
et amuser les petits.
 
Alors, on crie de joie,
le voyant apparaitre,
on applaudit chaque fois,
en regardant sa tête.
 
Il a mis plein de couleurs
sur son visage,
pour cacher ses douleurs,
son rôle est de faire rire
en oubliant ses malheurs.
 
Le clown est un être magique,
mystérieux et comique,
allez l'applaudir,
c'est son plus cher désir.
 
Orso le 28 octobre 2013
 

LE MIROIR

Le miroir
 
 
Quel est cet enfant ou cet homme,
qui, ce matin, devant le miroir,
regarde les cheveux qui tombent.
 
Avant, ils étaient noirs,
avant, c'était hier, les années
passent trop vite,
je voulais, je rêvais
que l'enfance me quitte.
 
Ce matin, c'est mon anniversaire,
je ne vous dis pas mes ans,
ils sont inscrits là
sur mes rides et sur
mes cheveux blancs.
 
Derrière cette image, rendue
par le miroir,
il y a l'enfant sage
que sa mère endormait
le soir.
 
C'était, il y a longtemps,
mais, pour moi, c'était hier,
je reste un enfant
tout près de sa mère.
 
Orso le 12 mars 2012


RECTIFICATIF

 
Rectificatif
 
 
J'ai besoin, pour  mes rimes
de chercher plein de mots,
pour écrire un poème,
il m'en faut des nouveaux.
 
Certains, sont mal employés,
mais on les dis souvent,
lorsque nous, malades,
on nous appellent patient.
 
Les plus patients des deux,
sont ceux qui soignent,
les malades, eux,
ils doivent attendre.
 
Encore une erreur
dans le vocabulaire,
lorsqu'une supérieure,
on l'appelle, ma mère.
 
 
Lorsque le juge dit:
coupable,
on ne coupe plus,
c'est plus raisonnable.
 
 
 
Orso le 16 févrierb2013


LA MUSIQUE

LA MUSIQUE
 
 
 
Si, par un coup de baguette,
celle d'un magicien,
me frappant sur la tête,
je devenais musicien,
 
 
J'irais chercher mes poèmes,
emportant mon violon,
j'irais dans la nature
pour chanter des chansons.
 
Certains de mes écrits
méritent une romance,
ceux, sur mon pays,
une très belle danse.
 
 
 
J'irais sous ta fenêtre,
ma guitare à la main,
te réveillant peut être,
te chanter mes refrains.
 
Je chanterai les poèmes
que j'ai écrits pour toi,
tu es celle que j'aime
et admire à la fois.
 
Orso le 30 janvier 2013
 
 
 
 


LE VIEUX LAVOIR

 

Le vieux lavoir

Bien caché, sous le village,
à l'abri des regards,
il offre son image
à qui revient le voir.

Il était presque oublié,
c'était le désespoir,
les ronces le mangeaient,
il faisait peine à voir.

Il allait, surement
disparaître à jamais,
mais son eau qui coulait,
nous a donné l'espoir.

Alors, bien décidé
à lui rendre la vie,
nous l'avons habillé
pour le rendre joli.

Depuis qu'il est tout beau,
dans son nouvel habit,
on revient à nouveau,
on le photographie.

Je me souviens de lui,
lorsque j'allais le voir,
assis près de lui,
j'admirais ce lavoir.


Orso le 23 octobre 2013


mardi 7 janvier 2014

LE FEU


LE FEU
 
 
Je regarde le feu
qui doucement démarre,
la flamme vacille un peu,
hésite, cherche, s'égare,
je sais qu'il reprendra,
il faut savoir attendre,
je sais qu'il brûlera,
qu'il me réchauffera.
 
Le feu, ce compagnon,
qui, comme un chien, regarde,
attend ma décision,
attend l'inspiration.
 
Que de papiers froissés,
que de brouillons de lettres,
jetés dans son loyer,
il a fait disparaitre,
lui, garde le secret
de ces phrases amères,
celles qui soulageaient,
celles de la colère.
 
Celles qui sont parties,
qu'il n'a pas pu connaître,
était la poésie
qui me faisait renaître.
 
Orso le 15 décembre 2012
 
 


MON AMI

MON AMI

 
Comme tous les jours,
allant me promener,
je regardais toujours
ces hommes débraillés,
avec des paquets autour,
ils buvaient, ils fumaient,
je me disais toujours
qu'ils avaient l'argent
pour.
 
Hier matin, je passais,
ne voulant pas les voir,
une voix m'a crié:
ho, Paul.
Surpris, je m'arrêtais,
je regardais mieux,
on m'interpellait,
c'était un vieux monsieur
qui s'approcha de moi,
en titubant un peu,
il n'avait plus de dents
et les larmes aux yeux.
Je suis Dédé, ton vieil ami,
bien sur j'ai changé,
ma femme est partie,
elle a déménagé,
depuis, je suis trop seul
et pour oublier, je bois,
je rigole et je pleure
les deux à la fois.
 
 
J'ai pleuré avec lui,
le voyant malheureux,
car nous étions des amis
et nous étions heureux.
 
 
Orso le 2 février 2013


POESIE

POESIE
Voici trente ans que je la connais,
c'était là haut, dans mon village,
je rêvais, j'écrivais,
je remplissais des pages.
J'essayais d'écrire à ma belle,
mais les mots qui venaient
n'étaient pas digne d'elle.
 
Le feu qui, près de moi, brûlait,
sa bouche grande ouverte,
attendait, patientait
pour détruire mes lettres.
 
Puis, tout à coup,
Elle est arrivée,
venant je ne sais d'où ?
par où est-Elle passée ?
Sans rien me dire,
Elle est venue près de moi,
Elle a pris ma plume
et a guidé mes doigts.
 
Voici comment  faire,
voici comment écrire,
lorsque tu veux lui dire
que tu l'aimes.
Depuis toutes ces années,
Elle est là, me conseille,
je ne peux m'en passer,
j'ai toujours besoin d'Elle.
 
Quelques fois Elle s'en va,
plusieurs jours,
sans me dire où Elle va,
mais Elle est là toujours
lorsque j'écris pour toi.
Je ne sais pas qui l'a appelée
ainsi,
mais je peux vous le dire,
aujourd'hui,
 
Elle s'appelle:
POESIE
Orso le 17 avril 2013