mercredi 10 août 2016

GENS DE LA COUR

Gens de la Cour

Ne riez pas Gens de  Versailles,
quand, en promenant,
vous rencontrez ce manant,
il a dans sa besace
ses plus beaux documents.
Il a appris à écrire,
lorsqu’il travaillait
pour vous,
il ne faut pas en rire,
il est plus heureux que vous.

Il vit dans la nature,
il dort sur vos vieux bancs,
il écrit des poèmes
et chante en marchant.

Il n’a aucune contrainte,
il va où il  veut,
rien ne l’arrête,
 il est heureux.

Il se souvient lorsqu’il
était votre serviteur,
il devait se courber
devant le seigneur.
C’est lui que devrait sourire,
en voyant vos accoutrements,
vos beaux chapeaux à plumes
et vos souliers brillants.

Orso le 10 aout 2016

BONHEUR

BONHEUR

Le bonheur est invisible,
mais, si on regarde mieux,
on l'aperçois dans votre sourire
et la lueur  de vos yeux.

Le bonheur est très sensible,
il aime être dorloté,
il attend qu'on lui dise
les mots qu'il attendait.

Le bonheur est un nuage,
qui voyage avec le vent,
il se pose où bon lui semble,
surtout chez les amants.

Le bonheur est très fragile,
il faut, pour le conserver,
être doux et docile,
car il aime être aimé.

Le bonheur est un soleil
qui brille dans les visages
de celui, et celle 
qui le partagent.

Laissez votre porte ouverte,
ne l'attendez pas,
un jour, peut-être.......
il entrera.

Orso le 10 aout 2016

mardi 9 août 2016

MON LONG CHEMIN

MON LONG CHEMIN
J'ai marché longtemps
sur ce long chemin,
j'ai 88 ans,
il faut faire son bilan.

J'avais les cheveux noirs,
maintenant ils sont blancs,
j'étais plein d'espoir,
j'avais de belles dents.

On m'a appris plein de choses,
à lire, à écrire, à compter,
à l'école des Routes,
au lycée, mon métier.

Ma mère m'avait dit,
l'instruction, c'est bien beau,
c'est un bon métier, 
qu'il te faut.

J'en ai fait plusieurs,
tout au long de ma vie,
j'ai buché des heures
avec mon ami.

J'ai même enseigné,

j'ai même était Maire,
j'ai aussi péché
dans cette belle rivière.

J'ai vécu près de la Nature,
pendant 20 ans,
je revoie les images,
tout le temps.

Mes cheveux sont devenus blanc,
mon oreille m'abandonne,
je marche lentement,
je suis un vieux bonhomme.
Mon bâton, c'est l'écriture,
avec elle, je fini mes jours
et avec ma Muse
je vous écris, tous les jours.

Ce matin, je fais mon bilan,
car il faut tenir les comptes,
je pense souvent
à nos belles rencontres.

Elles sont mes amies,
je leur écris souvent,
elles me répondent,
en m'encourageant.

Aujourd'hui, j'ai plein 
de poèmes,
dans mon tiroir,
ils attendent qu'on vienne 
les voir.
On va y trouver,
mes souvenirs, mes
amours, mes colères,
tout ce que j'ai écris,
ma vie entière.

Voici mon bilan,
sans aucun chiffre,
c'est là ma vie
qui est inscrite.

Orso le 9 février 2014

MAMIE


MAMIE

Oh, Mamie,
relis moi, encore
cette jolie poésie,
celle qui parle
du chat et la souris.
Cette souris qui se cache,
pour que le chat
ne l’attrape.

Racontes moi, l’histoire
de ces deux enfants,
qui s’aimaient sans connaitre
les Dieux de leurs parents.

Dis- moi comment
tu as connu Pépé,
celui du cimetière,
celui qu’on a tué
pendant la guerre.

Caresses moi encore
avec tes mains chaudes,
pour que je m’endorme
et que je rêve encore.


Oh, Mamie, je me souviens
de Toi,
tu reviens dans mes songes,
tu me réveilles chaque fois.

Orso le 9 aout 2016

vendredi 5 août 2016

JE CROYAIS

JE CROYAIS

Je croyais avoir tout écrit,
n’avoir plus rien à dire,
j’allais jeter ma plume,
j’allais quitter ma Muse.

J’avais tellement écrit,
j’avais rempli des pages,
j’allais quitter mes amis,
et mes deux villages.

J’allais fermer ma porte,
avec ma grosse clé….
Que fais-tu là poète,
j’ai à te parler.

Je suis la poésie,
celle qui t’as servie,
je suis ton amie,
ne pars pas, je t’en prie.

Nous chercherons les mots
ensemble,
ceux que tu n’as pas écrit
ne ferme pas ta porte,
mon ami.

Nous allons encore
parler de l’amour,
il y a tellement à dire,
il faut tout écrire.
Je reste près de toi,
mais je t’en prie
ne part pas
 mon ami.


Orso le 5 aout 2016

samedi 30 juillet 2016

MES MOTS

Mes mots

Mes amis, prenez le temps
de me lire,
d’écouter tous mes mots,
ils sont là pour vous dire
ce que je rêve, tout haut.

Vous allez y trouver
mes souvenirs, mes émois,
certaines caresses
d’un amour d’autrefois.
En prêtant bien l’oreille,
vous allez écouter,
mes mots très intimes
pour ma bien aimée.

Avec eux,
 j’ai écrit des poèmes,
des histoires d’amour,
j’ai même dit :
 je vous aime
à mes amies de toujours.

Ne jetez pas mes mots,
par la fenêtre,
car ils vont s’envoler
chez d’autres amis,

 peut- être ?

ORSO LE  JUILLET 2016

mardi 26 juillet 2016

Ma PATRIE Mon BERCEAU

Ma Patrie, mon Berceau

Je l’ai connue misérable,
lorsque j’étais enfant,
je l’ai vue admirable
il n’y a pas si longtemps.
Ma Patrie, c’est ce village,
mon berceau, cette maison,
sortie de l'abandon  
par Fanfan.

Elle n’était pas si belle,
avant,
un mulet et un âne
étaient attachés
devant.

Il y avait plein de monde
avant,
lorsqu’on les compte,
ils sont 18 maintenant.

Il y avait des chansons,
il y avait de la joie,
il y a la télé maintenant.......

Mon village est plus joli,
maintenant,
mais il n’y a plus personne
dedans.

Nostalgie

ORSO

jeudi 21 juillet 2016

EMILIEN

EMILIEN
Ils étaient assis sur leur banc, comme d’habitude,
quand  le docteur est passé, pour aller chez Germaine.
-Té, vé le docteur, moi je ne l'appelle plus je l’ai appelé l’autre jour, j’avais mal à l’estomac.
-Il m’a regardé partout, m’a écouté partout, avec son tube, il m’a fait tirer la langue, il m’a appuyé sur le ventre, il n’arrêtait pas de toucher partout, il a réfléchi en regardant en l’air, puis il me dit :
 Vous avez un ‘urcère ‘, il faut vous opérer.
-Quoi, me faire opérer !
-Ecoutez, docteur, vous êtes bien brave, mais je ne me  ferai jamais opérer, combien je vous dois ?
-Je l’ai payé et il est parti en me disant : vous faites ce que vous voulez, mais  ce n’est plus la peine de m’appeler, si vous avez encore mal.
-Moi, je savais pourquoi j’avais mal à l’estomac, c’est le vin de la coopérative qui me brule chaque fois que j’en bois.
-Mais, alors, pourquoi t’as fait venir le docteur ?
-Comme ça il m’a regardé partout, il a cherché, il a réfléchi et n’a rien trouvé d’autre, que son ‘urcère’ et maintenant je suis certain que c’est bien le vin de la coopé qui me faisait mal.
                        
J’ai arrêté d’en boire, depuis quelques jours et je n’ai plus mal à l’estomac.
-Et, voilà.


Histoire vécue    
                                 Orso 

samedi 16 juillet 2016

ENTENDUE SUR UN BANC

Entendu, sur un banc
  

-Bonjour, Suzanne, comment vas-tu ? il y a longtemps que je ne te voies plus ?
-Je vais très bien.
-Et robert, ton mari ?
-Robert ? il est parti.
-Ou ça ?
-Chez sa maîtresse, il m’a quittée.
-Ho, ma pauvre.
-Ah, non, depuis qu’il est parti, je suis une autre femme, je n’ai plus à lui préparer ses repas, ni à lui laver son linge, ni le repasser, je mange ce que je veux, quand je veux, je regarde les programmes que je veux, je dors avec qui je veux, quand je veux, mon patron m’a augmenté car je suis plus disponible, tu vois, c’est la belle vie.
-Et toi comment va Simon, ton mari ?
-Simon, il est toujours là !!!
-Ho, ma pauvre.
-Je te quitte car j’ai mon cours de gym, bon courage et à bientôt

                   Histoire inventée

ANNIVERSAIRE PAUL MARINETTE

Anniversaire
le maire, le poète, l’ami

Il marche de son pas mesuré et modeste,
on croirait volontiers qu’il vit sur un nuage
et pourtant quelquefois de son allure leste,
il accourt dans les rues de son petit village.

Villageois exigeants, ou bien amis fidèles ?
il répond aussitôt à l’appel de chacun ;
de poète, il devient magistrat et de son aile
semble les protéger, tous ensemble et chacun.

Dans son hôtel de ville, aux murs déjà vieillots,
il a posé ses livres, son âme de poète,
puis dans un cahier neuf il a changé ses mots,
en oubliant ses rimes, ses muses et ondelettes.

A ceux qui voudraient bien amoindrir son courage,
il répondre « non ! je marcherai toujours
sur la route qui mène aux plus justes rivages ;
cette route où cheminent ma conscience et l’amour. 

Il est né un mois d’aout, c’était je crois le treize,
je ne sais plus combien, qu’importe les années.
ses amis d’aujourd’hui chanteront à leur aises
un air d’anniversaire à Paul le dévoué….

            A  Artignosc le 13 aout 1998

         Marinette Bolla

        vendeuse de fruits à Nice

MARINETTE

Marinette



Ce matin, ce n’est pas un poème, mais une très belle histoire que
je voulais écrire depuis longtemps, je pensais en faire une poésie,
mais je n’arrive pas à bien la raconter, alors je vous la présente comme un récit pour bien vous l’expliquer.
Elle habitait Nice, elle avait un stand sur le marché et ne vendait que de très beaux fruits, elle savait où les acheter et bien les présenter, aussi ses  clients étaient toujours satisfaits.
Elle venait souvent voir sa sœur Angèle qui habitait Artignosc, c’est là que je l’ai rencontrée.
Nous étions devenus des amis grâce à la poésie.
Elle écrivait des poèmes sur la vie. J’en ai gardé en souvenir.
Parmi ses clients, il y avait une institutrice qui venait régulièrement et qui était devenue son amie.
Elle lui avait raconté un peu sa vie de  solitaire et lui dit que pendant ses moments de repos, elle écrivait des poèmes.
C’était une institutrice dans un petit village pas loin de la ville,
de Nice et avait un peu de liberté pour enseigner.
Elle lui avait raconté, qu’avec ses élèves, elle parlait souvent de poésie et les enfants en demandaient toujours.
Alors Marinette lui en donna quelques-uns des siens.

Un matin, elle a vu venir devant son étal, la maitresse avec cinq enfants qui lui ont récité en cœur, un de ses poèmes.

-Paul, ce moment a  été le plus beau de ma vie, je n’ai pas pu retenir mes larmes et j’ai embrassé ces enfants en leur offrant mes plus beaux fruits.

Marinette est partie trop tôt, elle avait surement encore à écrire.

Orso



mardi 12 juillet 2016

LA VIE D'AVANT

La vie d’avant au village
Chers amis,
Avant de partir, il faut que je vous raconte comment vivaient mes grands-parents :
C’était avant la guerre de 39 entre les années 30/40 où j’ai eu le temps de voir vivre ces villageois de montagne en Corse.
Les maisons étaient très vieilles, pas entretenues avec encore les toits en pierres.
Mes grands-parents habitaient dans une vieille maison
que leur prêtaient des cousins, ils ne payaient pas de loyer.
Dans cette masure, pas d’eau au robinet, pas chauffage, uniquement le feu(u fugone)qui servait à faire les repas et chauffer le reste de la maison pendant les froids hivers.
Ils vivaient sans aucun revenu, ni retraite, ni subventions.
Pas de radios, pas de téléphone, pas de télévision, pas de voiture, pas d’électricité, aucun confort.
Pour avoir un peu d’argent pour acheter du sucre, du pétrole pour la lampe, mon grand-père avait 8 vaches et il vendait les veaux pour acheter aussi ses costumes de velours et les robes noires de ma grand-mère.
D'autres allaient travailler quelques jours chez des propriétaires dans la plaine, pour avoir un peu d'argent liquide.
La plupart des villageois ne savaient ni lire ni écrire.
Pour la nourriture, ils mangeaient ce qu’ils cultivaient.
Le blé pour leur pain, les oliviers pour leur huile, les pommes de terre, les légumes.
Ils élevaient un cochon pour leur charcuterie, une chèvre pour leur lait et leurs fromages quelques poules pour les œufs.
Une mule  où un âne pour transporter le bois de chauffage.
Ma grand-mère cuisait son pain dans le four en face la maison.
Elle était toujours occupée, elle filait les poils de chèvre pour en faire une corde souple et résistante.
Et pendant ce temps, elle me racontait des histoires qu’elle inventait, pour me garder près d’elle.
Je n’ai jamais vu aucun papier, aucune facture, aucune lettre.

Et pourtant que la vie était belle, que de bons souvenirs que j’ai eu le plaisir de vous écrire.
Imaginez, qu’aujourd’hui, on nous prive de tout notre confort……
Heureusement, qu’après la guerre, les enfants qui vivaient sur le continent, sont venus, avec leur voiture et un peu d’argent pour réparer les vieilles maisons et passer leurs vacances au village.
J’ai écrit ces souvenirs, car mes nièces me demandent toujours, comment vivaient nos grands-parents.

Je vais partir en emportant tous ces souvenirs, les goûts et les odeurs du passé.
                                           


Paul Sialelli le 26 avril 2014 je suis né le 13 aout 1926, je vais avoir 90 ans

samedi 2 juillet 2016

J'AI ACHETE UN AMI

J'AI ACHETE UN AMI

Je vais avoir 90 ans,
j'ai acheté un ami, voici 10 ans,
ne riez pas,
j'avais 80 ans.......
que ferai-je de mon temps ?

J'ai acheté un ami fidèle,
il est là près de moi,
le jour, la nuit,
il est là, me conseille,
je sais tout avec lui.

Je peux lui demander,
n'importe quoi,
lui poser toutes mes questions,
il me répond chaque fois,
sans hésitation.

Il me permet de dialoguer,
avec mes amis,
de les voir même,
les  appeler, le jour, la nuit,
leur dire que je les aime.

Avec lui, je voyage,
je voie plein de pays,
même mon village
qui est tout petit.
CLIC POUR AGRANDIR

Avec lui, j'écris mes souvenirs,
j'écris même des poèmes
qui partent dans la nuit,
vers mes amis fidèles.

Depuis qu'il m'aide à écrire,
il corrige même mes erreurs,
je vous vois sourire,
adoptez  le sans peur.

Il s'appelle:
Ordinateur.


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Orso le 2 juillet 2016






dimanche 26 juin 2016

L'ARRIVEE DU PRINTEMPS

L'ARRIVEE DU PRINTEMPS

C’est l’amandier qui, en Provence,
avec son tronc tordu,
malgré le froid en place,
annonce sa venue.

Ses petites pétales 
roses et blanches,
au parfum naturel
attirent les abeilles
sortant de leur sommeil.

Les premiers bourgeons
naissent un peu partout,
c'est la belle saison
qui s'installe chez nous.

La nature s'habille
avec ses jolis rameaux,
elle attendait son heure,
pour offrir ce tableau.

Vous qui habitez la ville,
qui ne voyez pas tout ça,
c'est le printemps qui arrive
et vous n'êtes pas là ......

Orso le 22 février 2014

mercredi 22 juin 2016

LA MISERE

La misère

Où allez-vous, Monsieur,
dans cet accoutrement ?
vous êtes trop vieux
pour de tels vêtements.
Je vais chez  Germaine,
son homme est parti,
 voir s’il lui reste
quelques habits ?
Hélas, mon ami,
il n’avait que sa blouse,
elle est partie avec lui.

Allez voir le curé,
il vous dira surement,
où vous pouvez trouver
un vieux vêtement.

Je ne vous voie jamais
à la messe,
vous osez me demander,
venez à confesse
et je vous dirai.

Je préfère garder,
mes vieux vêtements,
plutôt que raconter
mes égarements.

Il est retourné chez lui,
avec ses drôles habits,
il n’a retrouvé
que la misère autour de lui.


ORSO le 7 mai 2016

lundi 20 juin 2016

CHAQUE ÂGE

Chaque Âge

Quelqu'un a écrit :
chaque âge est le plus bel âge.

Il n’a pas vécu longtemps,
je peux vous en dire davantage,
j’ai quatre-vingt-dix ans.
J’ai subis tous mes âges,
 ils arrivent régulièrement,
j’ai reçu des brimades
lorsque j’étais enfant.

Je passe sur la guerre,
qui a duré 4 ans,
j’ai connu la misère
et les bombardements.

J’ai connu l’amour,
elle n’avait pas 16 ans,
elle est là toujours,
elle a 82 ans.

Il y a eu des naissances
pendant tout ce temps,
des réjouissances
en se retrouvant.

Les années de bonheur,
le meilleur de nos âges
oublions nos malheurs,
aujourd’hui :
c’est mon plus bel âge.


ORSO LE 12 MAI 2016