mardi 12 mars 2019

NATURE

NATURE

J'ai écrit plein de poèmes
pour Elle,
Ce n'est pas suffisant,
car on parle d'Elle
dans tous les aliments.

Elle revient, on l'avait
oubliée,
on ne parle que d'Elle
dans le monde entier.

La publicité a fait fortune,
vantant tous les bienfaits,
sur les produits nature
vendus sur les marchés.

J'ai eu le privilège
de vivre près d'Elle
pendant 20 ans,
je pourrais vous en parler
pendant longtemps,
vous faire sentir ses odeurs,
elles sont là dans ma tête,
vous montrer les couleurs
que l'automne vous laisse.

Prenez le temps, un jour
pour lui rendre visite,
Elle est là, tout autour
de ces immenses villes.

Vous allez la découvrir:
dans ces petits villages,
vous aurez le plaisir
de déguster leurs légumes
leurs délicieux fromages,
et surtout écouter :
son silence.

ORSO


lundi 11 mars 2019

LES MEDECINS

LES MEDECINS

Où sont partis, les docteurs
de famille,
ceux, qui, je me souviens,
se levaient la nuit,
où sont-ils aujourd’hui?

Ils sont trop nombreux,
maintenant,
ils y en a même par téléphone,
mais malheureusement
ils ne soulagent plus personne.

Ils ferment leurs cabinets
le vendredi soir,
comme les fonctionnaires,
si vous avez mal,
c’est S.O.S qu’on appelle.

Il y a aussi les Urgences
qui peuvent vous recevoir
il faut longtemps attendre,
parfois jusqu’au soir.

Alors, ils deviennent spécialistes,
pour soigner autrement;
votre cœur, vos varices,
vôtre poids, votre visage,
parfois sans remboursements.

J’en connais même,
pour gagner plus d’argent,
ont quittés ce métier,
avec un tournevis et une pince,
sont devenus serruriers.

J’exagère un peu, dans ma
réflexion,
mais je frôle la vérité,
où sont partis
les docteurs de famille
qui nous guérissaient.

Orso











dimanche 3 mars 2019

L'ASILE BARTHELON

L'asile Barthelon
Pendant les années passées à l'école de la Rivière Neuve c'est à dire pendant 6 ans, ( 1933 à 1939 ) tous les matins, ils arrivaient en rang deux par deux, encadrés par un vieux monsieur qui tenait une baguette à la main, comme un berger avec ses moutons.
Ces enfants étaient coupables d'être des orphelins. Ils avaient le crâne rasé sous leur béret, l'été ils venaient en blouse grise et l'hiver en pèlerine noire.
Cet établissement fonctionnait avec une subvention de la mairie et des dons de commerçants ou de particuliers.
Pendant les récréations ils étaient toujours ensembles, il faut dire que nous ne cherchions pas à jouer avec eux, ils ne nous paraissaient pas fréquentables, même les maîtres n'étaient pas très gentils avec eux. Ils ne souriaient jamais.
J'ai appris plus tard que certains étaient devenus médecins ou officiers dans l'armée.
Si d'autres que moi se souviennent, et il y en a sûrement, je voudrais m'associer avec eux et avoir une pensée pour ces hommes qui ont sûrement gardé un mauvais souvenir de cet orphelinat.
Paul Sialelli le 31 juillet 2012



mardi 26 février 2019

LE CABANON

LE CABANON

Certains ne vont pas me croire, mais je m'en fiche, j'y étais.
                          Il ressemblait un peu à ça:

                             
Le père de mon ami, l'avais construit au bord de la mer, à St Helme, il avait choisi l'endroit, sous les pins à l'ombre, à 20 mètres de l'eau.

Pour y aller, il fallait prendre le premier bus pour St Mandrier, descendre aux Sablettes et chargés comme des mulets, ont arrivaient.
XXXXX partait aussitôt à la pèche et il ne lui fallait pas longtemps pour ramener les poissons pour la bouillabaisse.
Ces dames, la cuisinait sur un trépied devant la porte.
Je ne peux pas vous expliquer l'odeur.......
Chacun avait son rôle et réunis autour de la table, à l'ombre.....

Ce repas, ce repas inoubliable, même s'il a plus de 80 ans, est toujours dans mes souvenirs d'enfance.

A cette époque, on pouvait construire des cabanons, au bord de l'eau, chacun respectait le bien des autres.

Cela n'a pas duré longtemps, il y a maintenant de belles villas où était planté notre cabanon.

J'ai tenu à écrire ce souvenir, même si beaucoup ne vont pas me croire.
                                 je n'ai pas honte, ni peur de signer  ORSO






AVANT

AVANT

Quand j’étais petit,
je regardais les grands,
on m’avait appris
comment
comment dire bonjour,
comment dire merci,
être poli.

Je devais céder ma place,
voyant un vieux arriver,
maintenant ils se cachent,
ne voulant plus être aidés.

J’ai quand même
gardé les conseils:
de mes parents,
ceux de mes maîtres………
mais ce n’est plus pareil !!!!
les voisins, les amis,
étaient toujours là pour aider,
maintenant, il faut payer.

Il y avait la police
qui parcourait les rues,
tenant leurs bicycles,
il n’y en plus…..

Il y avait peu de docteurs,
on les appelait au dernier
moment,
on faisait de ventouses,
des cataplasmes
des tisanes, en priant….

On entendait chanter,
dans les rues,
un peu partout,
maintenant on n’entend
plus rien,
tout est fermé pour
se protéger.

Du haut de mon grand âge,
je regarde cette vie,
je verse une larme,
ce n'est plus
la même aujourd’hui.

Avant, comme elle était belle
la vie…….

ORSO

















lundi 25 février 2019

INTIMITE

INTIMITE

Malgré tous ces écrits,
tous ces petits poèmes,
malgré mes petits cris
et tous les je t’aime;
je n’ai pas tout dit
sur Elle.

Nos moments d’intimité,
seul, seul avec Elle,
jamais dévoilés
dans mes cahiers.

Elle me disait: regarde:
regarde, au loin,
c’est tout pour toi,
écoute le vent,
serre-toi contre Moi.

Je sens la lavande,
je sens le bonheur,
je sens les plantes,
regardes leurs couleurs.

Lorsque je te voie,
lorsque tu arrives,
j’ai le coeur qui bat,
comme une promise.

Nul ne connaît notre
secret,
nul ne connaît
notre intimité,
nul ne saura
la vérité.

Nous sommes séparés
aujourd’hui,
j’ai quitté ces paysages,
je rêve désormais
à toutes ces images.

ORSO









MA VIE

MA VIE

Elle est là, devant moi,
jours et nuits, elle compte,
non pas sur ses doigts,
elle avait une pendule,
dans le salon, avant,
elle a maintenant
de nouveaux instruments.

Lorsque, parfois, la nuit,
je me réveille,
elle semble me narguer,
elle est là, elle compte,
dans l’obscurité.

Elle recommence,
tous les jours,
après vingt-quatre,
on pourrait lui demander:
mes jours, mes mois,
mes années…….
Car elle compte,
sans s’arrêter.

Quand j’étais petit,
chez ma grand-mère,
on comptait aussi la vie,
c’était le va et vient
de la pendule,
qui m’endormait.

Aujourd’hui, on n’a plus
le temps de la voir,
de l’écouter,
elle passe trop vite……

j’ai 93 ans, maintenant,
elle est toujours là
qui compte, qui passe,
je la regarde
plus souvent,
car j’ai peur
qu’elle me lâche.

ORSO
















vendredi 22 février 2019

LE RÂLEUR

LE RÂLEUR

Fais-voir ça ?
Son épouse lui montre un réveil qu'elle venait d'acheter et le mode d'emploi était écrit en Chinois.
                                                     
Regardes, c'est encore un produit chinois, c'est marqué:
                Fabriqué en République de Chine.

Je vais leur faire voir!

Il fut reçu par une charmante hôtesse, qui parlait un Français sans accent.
-Avez-vous à vous plaindre d'un de nos produits ?
-Regardez, le mode d'emploi est écrit uniquement en chinois……
-Montrez-moi cet article ?
Après avoir relevé un numéro, avec sa loupe.

Nous avons retrouvé, grâce à nos ordinateurs et un numéro, que vous ne pouvez pas voir, la personne qui a emballé ce produit et elle sera renvoyée chez elle pour cette erreur.
-Vous trouverez, à la caisse: une enveloppe avec 14 euros, prix de cet article.
                                             

Mais, je ne voulais pas……..

C'est trop tard, Monsieur, la sentence  est partie.

Orso


lundi 3 décembre 2018

LETTRE A UN AMI

Lettre à un ancien ami

François, nous étions
des amis,
tu m’avais ouvert ta porte,
j’ai été surpris
en découvrant ta vie.
Ton congélateur était plein,
tu avais toujours faim.

Pendant 5 ans
tu as vécu dans ce Palais,
tu en a bien profité.
Tu es parti, sans faire le
ménage, tu ne payais pas
de loyer,
tu avais un coiffeur attitré,
un tailleur et bon cuisinier,
 j’ai tout changé
lorsque je t’ai remplacé.
---------
On vient de me dire;
que tu voulais revenir,
je t’avertis:
le congélateur est vide,
tu devras le remplir.
Je te laisses un peu d’argent,
dans le coffre,
tu devras emprunter,
chez tes anciens banquiers,
voudront-ils encore te prêter?

En ce moment, c’est la révolte,
on crie, on menace, on démoli,
je voulais mettre un peu d’ordre
dans notre Pays……..
ils n’ont pas compris…….

Un dernier mot François:
Si par malheur, tu revenais
dans cette belle demeure,
ne t’inquiète pas pour moi,
j’irais voir ailleurs,
dans un pays tranquille,
je trouverai bien un preneur.

Emmanuel
le 1 décembre 2018




samedi 1 décembre 2018

SI MON GRAND-PERE

SI MON GRAND-PERE

Ah, si mon rand-père
avait su écrire,
comme moi, maintenant,
qui écrit pour mes enfants;
il aurait raconté, a sa manière:
la vie qui, lui, menait avant.
J'ai eu le privilège
de l'écouter un jour,
lorsque j'avais dix ans,
il me racontait en langue
corse, que je comprenais:
leur vie d'avant.

Certains détails
me semblaient impossibles,
mais, voyant leur intérieur,
sans aucun confort,
j'écoutais mieux encore.

Il me semblais voir
les images du moyen-âge,
celles qu'on me montraient
à l'école:
eux les vivaient encore.

Je suis retourné au village,
il n'y a pas longtemps,
je n'ai vu aucune trace
de leur vie d'avant:

Plus de fours,
où ils cuisaient leur pain,
plus de curé à l'église,
plus d'ânes, plus de cochons
plus de vie,
autours de leur vieille
maison.

Orso










J'AVAIS DEUX VILLAGES

J’AVAIS DEUX VILLAGES

Je vis à la ville maintenant,
j’ai 92 ans,
mais j’ai eu deux villages,
pendant longtemps.
L’un, où je suis né,
l’autre, m’a adopté.

Chez le premier, j’avais
mes racines:
mes oncles, mes tantes,
mes cousines,
mes voisins, mes amis,
la vue sur la montagne,
le parfum du maquis,
mes grand-parents aussi.

Chez l’autre, j’avais la
Nature, son silence,
ses quatre saisons,
son eau fraîche qui coule,
ses ruelles
avec de vieilles maisons.

Lorsque ils  arrivent
dans mes rêves,
je les confonds souvent,
mais ils m’apportent
de merveilleux moments.

J’avais pris soin de garder
quelques les images,
voulant les conserver,
je demande à ma mémoire
de ne pas les jeter.

J’avais deux villages,
chez l’un j’ai vécu 20 ans,
chez l’autre,
j’y retournais
de temps en temps.

J’avais deux villages:
ils sont trop loin
maintenant …...

ORSO
























JE SUIS RICHE

JE SUIS RICHE


Ne dites à personne,
il paraît que je suis riche,
que j’avais plein d’argent,
car on à dit que le temps
c’était de l’argent.

Ce temps est arrivé
le jour de ma retraite,
j’étais même étonné
et maintenant:
que vais-je faire de
mes journées.

On m’a conseillé les ballades,
on m’as dit que la marche
était recommandée
pour les retraités.

Je me suis promené
pendant des années,
j’ai même découvert
la Nature,
mes jambes m’ont lâchées,
je ne peux plus marcher.

Je tournais en rond,
chez moi, cherchant à
m’occuper:
quelqu'un à sonné:

Bonjours, monsieur,
on m’a dit que vous étiez
riche,
pouvez-vous me donner,
quelques sous
pour m’acheter
de quoi manger.

Mon pauvre ami, regardez
mon intérieur
et mes vêtements,
je ne suis pas aussi riche
que cette idée fixe
raconte, en parlant
du temps.

Je ne suis pas riche,
même si j’ai le temps,
voyez mes poches vides
et mon mobilier branlant.


ORSO