mercredi 6 avril 2016

MES AMIES

MES AMIES

Ne me laissez pas sur le seuil,
ouvrez  votre porte,
surtout, n’ayez pas peur,
je suis le messager
du bonheur.


Je ne vends rien, je donne,
je distribue mes écrits,
je suis un vieux bonhomme
 qui veux  vous dire : merci.

Merci, de m’avoir encouragé,
merci d’avoir lu mes poèmes,
merci, de m’avoir écouté,
lorsque je les récitai.

Aujourd’hui, mes textes
s’envolent  dans le monde,
ils sont lus par des inconnus,
je ne vends pas, je les donne
pour être tous lus.

Je vous en prie,
laissez-moi entrer, mes amies.


ORSO LE 27 mars 2016

MON PRINTEMPS

MON PRINTEMPS

Monsieur, avez-vous vu
le printemps ?
il est là depuis deux jours !

Dites-moi, où le trouver,
je voudrai lui dire bonjour.

C’est une vieille connaissance,
nous étions des amis,
là-haut dans ce village :
ce petit paradis.

Chaque année, il arrivait,
j’attendais  son retour,
se posait sur l’amandier,
pour montrer ses atours.


Il y a longtemps,
je quittais ce village,
je vis maintenant
tout près des plages.

Si vous êtes près de lui,
donnez-lui mon bonjour,
dites-lui que je l’aime
toujours.

Je pense à lui souvent
et aux autres saisons,
j’ai quatre-vingt-dix ans
et reste dans ma maison.


ORSO LE 23 MARS 2016

dimanche 3 avril 2016

VOS YEUX

VOS YEUX

Ne dites rien, Madame,
vos yeux parlent pour vous,
il suffit de les comprendre
lorsque on est près de vous.

Nul besoin de paroles tendres,
nul besoin de longs baisers,
ils savent se faire entendre,
sans même nous parler.

Lorsque je regarde,
le fond de vos yeux,
je comprends leur langage,
c’est merveilleux.

Je n’aime pas les voir tristes,
lorsqu’une larme arrive,
 coulant sur votre joue,
 séchez là vite, Madame,
je suis près de vous.


Nul besoin de caresses,
ni de longs discours,
vos yeux, Madame,
ont parlé pour vous.

ORSO LE 29 mars 2016

LA DESTINEE

LA DESTINEE


Souvenez-vous, Madame,
c’était il y a longtemps,
je n’avais pas de rides,
ni de cheveux blancs.

C’était sur les bancs
de l’école,
j’y repense souvent,
on s’aimait déjà,
sans regarder les grands.

C’était des petits mots doux,
pas encore de caresses,
des mots un peu fous,
des petits mots à nous.

Les années ont glissées,
j’y pense quelques fois,
je n’oublierai jamais
ces moments d’autrefois.

Je vous ai reconnue,
grâce à votre sourire,
il a bien survécu,
 parmi vos petites rides.

Nous allons avoir le temps,
de parler de la vie
et des bons moments
 quand nous étions enfants.

Orso le 30 mars 2016





jeudi 31 mars 2016

INSOLITE

INSOLITE

Je viens de créer mon entreprise
de transports en commun
et je cherche:



un collaborateur acrobate
pour contrôler les billets.

TELEPHONE : 69.96.69.96

ORSO




mardi 22 mars 2016

LA CIGALE ET LA FOURMI

La cigale et la fourmi
Récitée par Amed

Y a en avait la cigale qui toujours y rigole,
y va, y vient, y saute,
y s’amuse comme une folle,
ma parole.

Ma voilà qui fait froid,
di pleurer, t’en a l’droit,
mais si ty manges pas ty crèves.

Y en avait la fourmi, qui marchait
sur la route,
y portait, sous son bras :
un balès di casse-croute.

La cigale qui li dit :
Asma, ty mi donne un peu di couscous,
en attendant que l’herbe y pousse.
jy ti li rendrai….

Ha, Ha, qui répond la fourmi :
qu’es ti fisais toi, quand y fisai chaud ?
ma parole.

Moi, j’y chantais.

Ha, Ha, ti chantais
et bien maintenant,
moi ,j’y pense, c’est bien meilleur
qu’es ty danse.

En souvenir de mon frère JEAN
qui l’avait inventée et qui la racontait souvent.
ORSO


jeudi 10 mars 2016

FIRMIN

FIRMIN

Oh ! Firmin, où vas-tu avec cette tenue ?
-Qu’elle tenue ?
-Ton pantalon !
-Qu’est-ce qu’il a mon pantalon ?
-Il a rien, t’en as pas !!!
-Ho, merde, j’ai oublié de le mettre, il fait tellement chaud !!!
-Mais, tu n’as qu’une chaussette ?
-Je sais, elle était tellement trouée, que je l’ai jetée.
-Tu ne peux pas partir comme ça ?
-Pourquoi ?
-Tout le monde te regarde !!!

-Ah, vous voyez que maintenant on me parle, avant, quand j’allais à mon jardin, personne ne me parlait, alors je me suis dit : tu vas voir que maintenant ils vont  te parler ……
-T’as réussi, mais rentre chez toi, t’habiller comme il faut.

-Jamais de la vie, je vais continuer comme ça toute la journée, tu verras, tous les gens du village vont faire comme toi, ils me poseront les mêmes questions que toi.

Depuis ce jour, tous les gens du village adressent un petit mot  et un sourire à Firmin, lorsqu’ils le croisent.

                                     

Histoire inventée

Orso le 8 mars 2016



                                            

SA LETTRE

SA LETTRE

C’est la première fois
que la Nature m’écrit,
c’est la première fois
qu’Elle me remercie.

Je suis un vieux bonhomme,
j’allais chez Elle souvent,
je sentais ses arômes
diffusés par le vent.
J’écoutais son silence,
je lui parlais parfois,
Elle semblait m’attendre,
Elle écoutait ma voix.

Je sais, maintenant
qu’Elle me regardait,
du haut de ses arbres,
je sais qu’Elle m’écoutait
lorsque je lui parlais.
 Elle surveillait ma solitude,
 me suivait, me conseillait,
Elle était là, comme d’habitude
lorsque une larme coulait.
Je sais tout ça, maintenant,
car Elle vient de m’écrire,
pour me dire comment
Elle m’aimait, sans rien dire.

Ne dites à personne,
ce que je viens d’écrire,
je suis un vieux bonhomme,
qui voulait, simplement,
 vous faire un peu sourire.


Orso le 7 mars 2016

dimanche 6 mars 2016

MON ORDINATEUR

MON ORDINATEUR

CLIC POUR AGRANDIR

Il est là, sous mes doigts
à ma disposition,
il répond chaque fois
à toutes mes questions.

Je l’ai découvert il y a 10 ans,
nous avons fait connaissance,
il est encore là maintenant,
j’ai quatre-vingt-dix ans.

Je peux voir mes enfants,
presque   les toucher,
ils sont là, sur mon écran,
ils m’envoient des baisers.

Je peux visiter le monde,
je n’ai qu’à demander,
j’ai même vu la Joconde,
dans ce très beau musée.
Je peux voir mon village,
celui  où je suis né,
il est dans la montagne
de cette ile de beauté.
CLIC POUR AGRANDIR
Il est près de moi
 lorsque  j’écris la nuit,
me conseille parfois ;
comment ferais-je sans lui ?

Orso le 5  mars 2016


jeudi 3 mars 2016

BONJOUR ORSO

BONJOUR  ORSO


C’est la Nature qui t’appelle :

je me souviens bien de toi,
tu as écrit tant de poèmes
où tu parlais de moi.

Je t’attendais le matin,
lorsque tu venais vers moi,
avec ta canne à la main
et ta petite voix.

Tu me parlais, en marchant,
tu caressais mes plantes,
où es-tu maintenant ?

Le chêne vert se souvient de toi
lorsque tu lui demandais son âge.
Les oiseaux sont là près de moi,
pour t’offrir leurs ramages.

La pluie a lavé les plantes,
pour t’offrir ce joli tableau
et tous les nuages
te regardent d’en haut.

Tous, sont venus à ce rendez-vous,
j’avais annoncé que j’allais t’écrire,
chacun voulait dire son mot
et ensemble nous allons te dire :

MERCI ORSO

Le vendredi 3 mars 2016


mercredi 2 mars 2016

LE RÊVEUR


Souvenez-vous mes amis,
il y a quelques temps,
j'avais presque réussi
à vendre cinquante ans.
L'affaire était conclue,
j'avais trouvé preneur,
j'allais partir heureux
et plein de bonheur…..

Si j'avais réussi cette vente,
imaginez un peu ma vie,
avec mes années trente
et ce que j'ai appris.

Je jure de mieux aimer
ma douce compagne,
ne plus la contrarier,
elle a souvent  raison
et rester
près d'elle à la maison.

Je crois que je rêve
à ma future vie
et j'ai encore la frousse
de tomber de mon lit.


Orso le 26 février 2016

lundi 29 février 2016

GRAND MERCI

GRAND MERCI

Oh! Soleil, Pluie, Vent et Nature,
j’arrive à la fin de ma vie
ce matin, je dois vous écrire,
pour vous dire Merci.
 
Merci, pour vos aurores,
pour vos couchers de soleil,
merci, pour vos Automnes,
vos Printemps, vos Hivers.

Merci, pour mes promenades,
dans vos sentiers parfumés,
merci, à vos beaux arbres,
qui me regardaient passer.

Merci pour vos silences,
lorsque je vous écoutais,
merci à cette vague
qui roulait ses galets.

Merci à cet oiseau, caché
dans les branches,
 me faisant écouter
ses plus jolis ramages.



Merci, enfin, à la poésie,
c’est avec elle
que j’ai voulu vous dire
MERCI

Orso le 29 février 2016


samedi 27 février 2016

MES AMIS

MES AMIS



N’emportez pas vos souvenirs,
laissez une trace de vos joies,
de vos larmes, de votre vie,
écrivez, je vous en prie.

Dans votre dernière maison,
même si elle est de retraite,
racontez vos émotions
pour les faire paraître.

Nous avons besoin de savoir
comment, dans votre jeunesse,
aux bals du samedi soir ???
vos premières caresses ???
Même si votre mère
était près de vous,
détaillant ce danseur
qui venait vers vous.

Racontez encore,
racontez toujours,
n’emportez pas ces moments
avec vous.

C’est un vieux bonhomme
qui vous le demande
car lui, a déjà écrit
ses plus vieux souvenirs.


Orso le 4 mai 2013

jeudi 25 février 2016

HISTOIRE D'UN PETIT OISEAU

Histoire d'un petit oiseau  
  

       
Un petit oiseau, vivait dans cette belle volière avec sa maman, il était né là et passait ses journées à chanter et voler de perchoir en perchoir, on lui apportait de belles graines, son eau était changée tous les jours, il était heureux.
Un matin, à son réveil, il vit sa mère couchée, sans bouger.
Il alla près d’elle pour la toucher, mais aussitôt, on est venu la prendre et l’emporter.
Ses maîtres, le voyant tout seul, maintenant, lui ouvrirent la
porte, en grand, pour lui rendre sa liberté.
Il regardait de haut en bas, sans comprendre, mais ne partait pas.
Il pouvait voler, il avait toute la volière pour lui, tout seul.
Comme la porte était ouverte, un matin, un autre oiseau est venu près de lui, ne le connaissant pas, il poussa un petit cri.
L’oiseau est venu dans sa mangeoire se régala en mangeant son contenu et reparti aussitôt.
Les maîtres, la remplirent la voyant vide.
Ce manège durait depuis quelques jours, et un matin, lui dit : Viens avec moi, dans la nature, tu auras plus d’espace pour voler.
-Je ne peux pas voler longtemps, mes ailes n’ont pas grandies comme les tiennes et je reste ici, c’est ma maison.
Comme la porte était toujours ouverte, l’oiseau revenait tous les soirs et couchait dans le nid que sa mère avait laissé.
Les maîtres avaient bien vu le manège et refermèrent la porte de la volière, en remplissant, tous les jours, la mangeoire.
Je crois que, peut-être, d’autres petits oiseaux vont naître !!!!!!


Histoire inventée par Orso.

jeudi 18 février 2016

RENAITRE

RENAÎTRE

Faut-il que je meure un jour
et dans un rêve renaître,
dans un pays où l’amour
  serait son emblème.

Plus de rois,
 plus de dictateurs,
plus de ministres,
plus de sénateurs.

Plus d’évêques,
plus d'imams barbus,
plus de prophètes,
plus de curés non plus.

Le Pape prendra sa retraite,
le Prophète ira au Paradis,
les croyants feront la fête,
en dansant dans ce nouveau
Pays

Mais, voici que je rêve,
sans être endormi,
mais je pense, quand même
que notre monde est pourri.

Inutile de mourir et de rêver,
je dois encore vivre,
quelques années,
pour écrire des pages
et vous les envoyer.



Orso le 17 février 2016



mercredi 17 février 2016

CES PETITS BRUITS

CES PETITS BRUITS

Il est juste minuit,
mon sommeil s’arrête,
je sors de mon lit,
un poème va naître.

Sans connaître le thème,
dans le silence de la nuit,
il me semble entendre
de tous petits bruits.

Je suis dans la nature,
mon endroit favori.

J’écoute mieux, je tends
mon oreille, qui appelle ?

Alors, j’imagine, une souris,
qui ne sort que la nuit,
 qui cherche ses petits.

Ou le renard qui fouine
et qui cherche les restes
de cuisine.

C’est sans doute l’écureuil,
qui court sur les branches,
ou la cigale qui chante ?

Tous ces petits bruits,
m’ont servis de berceuse,
je me suis rendormi,

bien au chaud dans mon lit.




 Orso le 17 février 2016