mercredi 20 mai 2015

INUTILE

Inutile, Madame
d'avoir de belles toilettes,
de vous pomponner;

votre charme suffit
pour vous adorer.

Orso

ATTENTION MADAME

ATTENTION MADAME


Ne me retirez pas 40 ans,
car je serai votre
plus tendre  amant.

Avec ce que j'ai appris
pendant mes longues années,
je serai le mari
le plus intentionné.

Je saurai vous aimer,
je sais, maintenant
ce qu'il faut faire,
ne plus vous contrarier,
être un mari fidèle.

Je n'oublierai plus
votre anniversaire,
je vous offrirai des fleurs,
j'écrirai même un poème.

Je vous dirai des mots doux,
dans le creux de l'oreille,
je vous promet surtout,
plus de querelles.
 
Je baiserai votre main
tous les jours,
nous vivrons le plus
parfait amour.

Puis, en vous écrivant,
j'ai réfléchi,
cela fait trop de promesses

je reprends mes 40 ans,
je garde ma vieillesse.

Orso le 29 novembre 2013


lundi 18 mai 2015

QUE FONT-ILS

 QUE FONT-ILS

Que font-ils, ceux qui n’écrivent pas,
que font-ils de leurs journées
de leur temps ?
Que font-ils, ceux qui ne rêvent plus,
de leurs nuits, sans sommeil,
de ces heures perdues ?

Comment vivent-ils, pendant
ces longs jours,
pensent-ils à leurs anciennes amours ?
Attendent-ils dans leur solitude,
l’arrivée de leurs enfants,
 l’arrivée d’un parent ?

Depuis des années, ils attendent,
ils espèrent toujours
que le bonheur viendra un jour.

C’est ainsi que le temps passe,
que leurs cheveux s’en vont,
que leurs rides se creusent
et partent sans illusions.

Orso le 26 mai 2013

.



dimanche 17 mai 2015

LE TOUT PETIT POETE

Le tout Petit poète
Que peux le petit poète,
devant tant de malheurs,
doit-il crier à tue-tête :
arrêtez ces violeurs.

Si les grands de ce monde
laissent ces fous, tuer,
moi le petit poète,
je ne peux que crier.
Crier fort, pour me faire
entendre,  mon écriture
ne suffit pas,
il me faut d’autres armes,
devant ces brigands-là.

Je n’ai pas l’habitude
de me servir des canons,
je n’ai que ma plume
et mes illusions.

On voit, tous les jours,
ces horreurs, à la télévision,
arrêtez tous ces fous,
qui tuent  les religions.

Qui aura le courage,
qui aura la solution,
pour combattre
cette révolution ?

Orso le 11 décembre 2014



vendredi 15 mai 2015

LA VEILLEE

LA VEILLEE
Venez près de moi, mes amis,
je viens de recevoir ce petit livre,
c’est mon oncle qui l’a écrit,
où il raconte sa vie.
Restons là près du feu,
nous allons lire ensemble,
ses histoires, ses poèmes
et ses petits drames.
Sa première écriture,
c’était il y a longtemps,
il aimait la nature
et a écrit le ‘ le printemps ‘
Il va nous faire rigoler,
avec son annonce,
quand il voulait vendre
quelques années.
Il va vous expliquer,
comment aimer
sa bien-aimée,
il faut bien l’écouter.
Il va vous faire entendre
les bruits du silence
et la vague qui roule
ses galets.
C’est un grand rêveur,
même s’il ne dort pas
la nuit,
c’est dans la pénombre
qu’arrivent ses écrits.
Il nous a raconté
plein de souvenirs,
lorsqu’il la regardait,
sans rien lui dire.

Il est tard, mes amis,
nous reviendrons jeudi.

Orso le 29 novembre 2014

lundi 11 mai 2015

MES BEAUX RÊVES

   Mes beaux rêves
 
je ne dors pas beaucoup,
avec mes petits sommeils,
je rêve toujours
et ils me réveillent.
 
Lorsqu'ils sont beaux
 avec plein de couleurs,
je me lève aussitôt
sans regarder l'heure.
 
Celui de cette nuit :
il était trop beau !
j'ai sauté de mon lit
pour l'écrire aussitôt.
 
J’étais dans mon village,
celui où je suis né,
revoyant les visages
de ceux que j’aimais.
 
J’étais revenu en arrière
et je me retrouvais
près de ma grand-mère
et près de mon pépé.
 
Je crois que ce beau rêve
m’a permis de les revoir,
de les toucher presque
même s’il faisait noir.
 
Merci donc à ces rêves,
ceux qui me font partir
vers un passé fidèle
plein de souvenirs.
 
Orso le 11 février 2013
 
 
 


jeudi 7 mai 2015

MA SOLITUDE


Ma solitude

Je ne me plains jamais de ma solitude,
je vis avec elle depuis trop longtemps,
elle connait mes habitudes,
elle connait mes tourments.

Elle m’a rendu service,
 quand je voulais être seul,
lorsque  j’étais triste,
   en essuyant mes pleurs.

Voici ces longues années,
voici tout ce temps,
que je cherche à l’aimer,
mais c’est dur maintenant.

Le soir, dans mon lit,
elle est là, près de moi,
elle a pris la place
d’un amour d’autrefois.

C’est  à cause d’elle,
que j’écris tous les jours,
cherchant dans mes poèmes,
un impossible secours.

Méfiez-vous, mes amis,
je la connais trop bien,
si elle vous poursuit,
changez de chemin.

Orso le 12 septembre 2014

dimanche 26 avril 2015

TON BALCON



C'est un coup de coeur,
lorsque j'ai découvert
cette vue.
Ce balcon est situé
au dernier étage d'une
vieille maison reconstruite,
ce poème est sorti d'un trait.

TON BALCON

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Chédia, combien de spectacles
as-tu vu de ce balcon,
combien de regards
vers l’horizon.

De ce point de vue  unique,
à chaque réveil,
à chaque coucher de soleil,
tu as admiré cette ile,
aux parfums naturels.

De cette terrasse,
tu as la Corse à tes pieds,
elle est simple et humble,
on ne peut que l’aimer.

Cette ile est belle,
avec ses montagnes
et ses plages,
mais le plus bel endroit :
c’est notre petit village.
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Giuncaggio

ORSO LE 30 Juin 2014

samedi 25 avril 2015

LE CIMETIERE


Le cimetière
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A chaque tombe,
un souvenir,
à chaque nom,
une mémoire,
à chaque tombeau,
une histoire.

C’est avec le cœur serré,
c’est avec une larme,
mes jambes tremblaient,
mais je l’ai visité.

J’ai revu ma sœur Sophie,
avec son sourire,
j’ai vu tous mes amis
qui sont partis.


J’ai vu des tombes simples,
j’ai vu de beaux tombeaux,
j’ai vu tous mes ancêtres,
dans ce coin de repos.

Ce cimetière est au bout
de la route,
elle s’arrête ici,
c’est sans nul doute,
notre Paradis.

Orso le 1 juillet 2014





mercredi 22 avril 2015

JE ME SOUVIENS

JE ME SOUVIENS
Les bons instants de ma vie,
elle a été bien remplie,
je me souviens maintenant,
de tous les bons moments.
Je vais vite oublier
les mauvais
 et vous raconter :

J’avais de jolis costumes,
des cravates en soie,
 de belles voitures,
j’étais un petit roi.

J’ai fait plusieurs métiers,
j’ai même tiré l’aiguille,
j’ai vendu, j’ai acheté,
la vie était facile.

J’ai rencontré la nature,
j’ai vécu chez elle 20 ans,
j’ai entendu son silence,
il me manque maintenant.

J’ai rencontré la poésie,
elle est arrivée chez moi,
lorsque j’étais assis
devant un feu de bois.

J’ai fait rire, j’ai fait pleurer
les amis qui me lisaient,
j’ai imprimé un petit livret,
il y a 70 poèmes
et des pamphlets
qui font bien rigoler.

J’ai bientôt 89 ans
et j’écris toujours
pour mes enfants.



Orso le 30 décembre 2014

mercredi 15 avril 2015

AVEC MES MOTS


AVEC MES MOTS
Je suis un vieux bonhomme,
j’ai quatre-vingt-huit ans,
j’ai appris plein de choses
pendant tout ce temps.
Que reste-il de ma jeunesse ,
des souvenirs, des regrets !
certaines caresses,
trop vites oubliées.
Les années ont blanchies
mes cheveux,
le temps a creusé mes rides :
je suis devenu vieux……
J’ai connu la guerre,
les bombardements,
j’ai connu la misère
et ces hommes méchants.
j’ai eu de beaux costumes,
plein cravates en soie,
de très belles voitures,
il ne reste rien de tout ça.
 Que mes mots pour écrire : 
des poèmes.
que des mots pour dire:
je vous aime.
Ils sont simples et jolis,
avec eux, j’ai écrit,
 pour mes amis :
mes plus belles poésies.
Orso le 13 octobre 2014


mardi 14 avril 2015

LES CONSEILS

LES CONSEILS
 
Mettez les bougies après la cuisson.
 
Tu devrais, il faudrait,
écoutes-moi, fais ceci,
fais cela, j'écoutais,
dis bonjour, dis merci,
combien de fois.....
 
Ces conseils, qui, ce matin,
reviennent,
je les ai entendus souvent,
j'ai quatre-vingt-neuf ans.
 
C'est d'abord, ma mère,
qui, quand j'étais enfant,
j'allais à l'école:
attention en traversant !!!!
 
Un peu plus tard,
quand j'étais un homme:
fais comme ceci, fais comme çà,
on apprend.
 
Tout au long de ma vie,
j'ai reçu des conseils,
je les entends aujourd'hui,
car ils me reviennent.
 
J'en ai donné souvent,
croyant faire plaisir,
mais je sais, maintenant,
qu'ils n'ont jamais servis.
 
Orso le 14 avril 2015.
 
 


ADIEU


ADIEU



Adieu printemps et automnes,
je pense à vous, souvent,
je suis un vieux bonhomme,
à la ville, maintenant.

Je vous dois mes belles
ballades,
parmi les rameaux en fleurs,
et pendant les automnes,
vos  plus jolies couleurs.

Je vous dois ma santé,
 je respirais l’air pur
et mes meilleures années,
tout près de la nature.

Je vous dois ma poésie,
c’est là-haut qu’elle est née,
je dois dire merci,
à vous qui me lisez.

Je dois 20 ans de ma vie
a ce petit village,
car depuis, j’écris  sur lui,
mes plus belles pages.

Orso le 10 avril 2015

jeudi 9 avril 2015

LE TEMPS 2


LE TEMPS 2

Pas celui  de la pluie,
des tempêtes,
pas celui du vent;
le mien, il est là,
près de moi, il attend.

Il attend l’inspiration,
il attend ma décision,
il est patient,
il a tout son temps.

Il attend que les mots
arrivent,
il faut qu’ils soient jolis,
il attend que j’écrive :
une nouvelle poésie.

On dit : c’est de l’argent,
quand on parle de lui,
venez, mes enfants,
je suis riche aujourd’hui.

Ne cherchez pas les billets,
ne cherchez pas les diamants,
même en fouillant,
vous ne trouverez,
que la valeur du temps.

Orso le 9 avril 2015

jeudi 2 avril 2015

DEFINITION DE LA POESIE


Définition de la poésie
 
Je viens de lire 
la définition de la poésie
par dix poètes connus.

Chacun avait la sienne,
mais nul n’avait la même.

J’ai réfléchi, voici la mienne :

 
La poésie permet de s’exprimer
avec un beau langage,
 laissant les mots se marier,
pour une lecture agréable.


Orso le 2 avril 2015