samedi 25 avril 2015

LE CIMETIERE


Le cimetière
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A chaque tombe,
un souvenir,
à chaque nom,
une mémoire,
à chaque tombeau,
une histoire.

C’est avec le cœur serré,
c’est avec une larme,
mes jambes tremblaient,
mais je l’ai visité.

J’ai revu ma sœur Sophie,
avec son sourire,
j’ai vu tous mes amis
qui sont partis.


J’ai vu des tombes simples,
j’ai vu de beaux tombeaux,
j’ai vu tous mes ancêtres,
dans ce coin de repos.

Ce cimetière est au bout
de la route,
elle s’arrête ici,
c’est sans nul doute,
notre Paradis.

Orso le 1 juillet 2014





mercredi 22 avril 2015

JE ME SOUVIENS

JE ME SOUVIENS
Les bons instants de ma vie,
elle a été bien remplie,
je me souviens maintenant,
de tous les bons moments.
Je vais vite oublier
les mauvais
 et vous raconter :

J’avais de jolis costumes,
des cravates en soie,
 de belles voitures,
j’étais un petit roi.

J’ai fait plusieurs métiers,
j’ai même tiré l’aiguille,
j’ai vendu, j’ai acheté,
la vie était facile.

J’ai rencontré la nature,
j’ai vécu chez elle 20 ans,
j’ai entendu son silence,
il me manque maintenant.

J’ai rencontré la poésie,
elle est arrivée chez moi,
lorsque j’étais assis
devant un feu de bois.

J’ai fait rire, j’ai fait pleurer
les amis qui me lisaient,
j’ai imprimé un petit livret,
il y a 70 poèmes
et des pamphlets
qui font bien rigoler.

J’ai bientôt 89 ans
et j’écris toujours
pour mes enfants.



Orso le 30 décembre 2014

mercredi 15 avril 2015

AVEC MES MOTS


AVEC MES MOTS
Je suis un vieux bonhomme,
j’ai quatre-vingt-huit ans,
j’ai appris plein de choses
pendant tout ce temps.
Que reste-il de ma jeunesse ,
des souvenirs, des regrets !
certaines caresses,
trop vites oubliées.
Les années ont blanchies
mes cheveux,
le temps a creusé mes rides :
je suis devenu vieux……
J’ai connu la guerre,
les bombardements,
j’ai connu la misère
et ces hommes méchants.
j’ai eu de beaux costumes,
plein cravates en soie,
de très belles voitures,
il ne reste rien de tout ça.
 Que mes mots pour écrire : 
des poèmes.
que des mots pour dire:
je vous aime.
Ils sont simples et jolis,
avec eux, j’ai écrit,
 pour mes amis :
mes plus belles poésies.
Orso le 13 octobre 2014


mardi 14 avril 2015

LES CONSEILS

LES CONSEILS
 
Mettez les bougies après la cuisson.
 
Tu devrais, il faudrait,
écoutes-moi, fais ceci,
fais cela, j'écoutais,
dis bonjour, dis merci,
combien de fois.....
 
Ces conseils, qui, ce matin,
reviennent,
je les ai entendus souvent,
j'ai quatre-vingt-neuf ans.
 
C'est d'abord, ma mère,
qui, quand j'étais enfant,
j'allais à l'école:
attention en traversant !!!!
 
Un peu plus tard,
quand j'étais un homme:
fais comme ceci, fais comme çà,
on apprend.
 
Tout au long de ma vie,
j'ai reçu des conseils,
je les entends aujourd'hui,
car ils me reviennent.
 
J'en ai donné souvent,
croyant faire plaisir,
mais je sais, maintenant,
qu'ils n'ont jamais servis.
 
Orso le 14 avril 2015.
 
 


ADIEU


ADIEU



Adieu printemps et automnes,
je pense à vous, souvent,
je suis un vieux bonhomme,
à la ville, maintenant.

Je vous dois mes belles
ballades,
parmi les rameaux en fleurs,
et pendant les automnes,
vos  plus jolies couleurs.

Je vous dois ma santé,
 je respirais l’air pur
et mes meilleures années,
tout près de la nature.

Je vous dois ma poésie,
c’est là-haut qu’elle est née,
je dois dire merci,
à vous qui me lisez.

Je dois 20 ans de ma vie
a ce petit village,
car depuis, j’écris  sur lui,
mes plus belles pages.

Orso le 10 avril 2015

jeudi 9 avril 2015

LE TEMPS 2


LE TEMPS 2

Pas celui  de la pluie,
des tempêtes,
pas celui du vent;
le mien, il est là,
près de moi, il attend.

Il attend l’inspiration,
il attend ma décision,
il est patient,
il a tout son temps.

Il attend que les mots
arrivent,
il faut qu’ils soient jolis,
il attend que j’écrive :
une nouvelle poésie.

On dit : c’est de l’argent,
quand on parle de lui,
venez, mes enfants,
je suis riche aujourd’hui.

Ne cherchez pas les billets,
ne cherchez pas les diamants,
même en fouillant,
vous ne trouverez,
que la valeur du temps.

Orso le 9 avril 2015

jeudi 2 avril 2015

DEFINITION DE LA POESIE


Définition de la poésie
 
Je viens de lire 
la définition de la poésie
par dix poètes connus.

Chacun avait la sienne,
mais nul n’avait la même.

J’ai réfléchi, voici la mienne :

 
La poésie permet de s’exprimer
avec un beau langage,
 laissant les mots se marier,
pour une lecture agréable.


Orso le 2 avril 2015

mardi 31 mars 2015

O CIUCCIARELLA

 
O ciucciarella
BERCEUSE
HOMAGE A MA MERE.
Lorsque, avec mes amis,
avec mes parents,
nous évoquons, réunis,
l'ancien temps,
certains moments
sont partis,
Je ne me souviens plus,
de cette noce
où de cet enterrement,
mais ce qui reste
toujours gravé dans
ma mémoire,
c'est l'air d'une chanson
que ma mère
me chantait le soir,
je peux même vous dire
son nom:
O ciucciarella.


Comment oublier cette voix,
ces paroles,
même s'il y a longtemps,
ceux qui , comme moi,
se souviennent, ce qui disait
la chanson,
c'est l'histoire, d'une mère,
d'un père
et d'un petit garçon.

Orso le 20 mars 2013
 


jeudi 19 mars 2015

LA MUSIQUE


La musique



Si, par un coup de baguette,
celle d'un magicien
me frappant sur la tête
je devenais musicien,
J'irais chercher mes poèmes
et emportant mon violon,
j'irais dans la nature
pour chanter des chansons.
Certains de mes écrits
méritent une romance,
ceux sur mon pays
une très belle danse.
J’irais sous ta fenêtre,
ma guitare à la main,
te réveillant peut être,
te chanter mes refrains.
Je chanterai les poèmes
que j’ai écrits pour toi,
tu es celle que j’aime
et admire à la fois.


Orso le 30 janvier 2013

jeudi 26 février 2015

DIALOGUES D'ENFANTS


 DIALOGUES D'ENFANTS
On m’a dit que ton grand-père,
était poète !
le mien, il est Italien.
Mais non, poète c’est celui
qui écrit avec des vers.

Mais, les vers c’est pour aller
à la pêche.
Tu es fou, les vers de mon
grand-père,
c’est pour écrire des poèmes.

Comment on peut écrire
avec des vers ?
tu me prends pour un fou ?
tu me fais rire.
Tu ne comprends rien,
demandes à ton grand-père,
si on peut écrire avec
les vers à lui ?

 Mon grand-père
m’a répondu :
mes vers,
ne savent pas écrire,
il m’a dit que :

tu n'avais qu'a chercher
 les tiens.

Histoire inventée
Orso




dimanche 22 février 2015

BELLE

BELLE
Lorsque j’ai quitté la ville,
pour vivre chez elle,
je ne savais pas
qu’elle était aussi belle.
Le premier matin, à mon réveil,
j’ai voulu voir cette merveille :
elle était couverte de rosée
 et de toiles d’araignées
pour se protéger.
 
J’ai eu peur de son silence,
je regardais autour de moi,
j’étais seul dans cet espace,
je frissonnais de joie.
Puis, un  chant d’oiseau,
celui d’une cigale,
le bruit d’un ruisseau :
c’était son langage.
C’est avec ces petits bruits
qu’elle s’exprime,
c’est avec ses parfums
qu’elle vous enivre.
 
J’ai vécu longtemps
 tout près d’elle,
j’y pense souvent,
car elle me rappelle
de délicieux moments.
 
 
Orso le 21 février 2015
 
 


samedi 21 février 2015

LE POETE RUINE

LE POETE RUINE
Depuis quelques jours, je le cherche,
où est-il parti ?
qui nous l'a pris ?
Je suis son voisin de palier,
j'écoutais ses tirades
lorsqu'il récitait
ses plus belles phrases.
Il était mon rayon de soleil,
mon compagnon secret,
j'attendais son réveil,
j'attendais ses couplets.
Nul ne l'a vu partir,
je me suis renseigné,
on m'a dit qu'il va revenir
et ne pas m'inquiéter.
La maison parait vide,
on n'entend plus sa voix,
il était notre idole,
il était notre joie.
Venez avec moi, mes amis,
nous allons, ensemble,
faire le tour du pays,
pour retrouver notre ami.
Ils ont retrouvé leur poète,
couché sur un banc,
il avait quitté sa demeure
car il n'avait plus d'argent.

Je l'ai pris par la main,
pour l'emmener chez moi,
tous mes voisins
pleuraient de joie.

Orso le 20 février 2015


jeudi 5 février 2015

NATURE

NATURE
 
Ce matin, je vais partir,
je voudrai la revoir,
je voudrai l'écouter,
je voudrai la sentir.
J'ai attendu le printemps,
c'est là, qu'elle se réveille,
j'y pense trop souvent,
je vais aller chez elle.
 
les premières images,
c'est la rosée qui scintille,
quand le soleil se lève,
ses boules qui brillent,
reflétant la lumière.
j'entends, les petits bruits
autour de moi,
c'est l'oiseau qui s'enfui
dans les sous-bois.
C'est la cascade d'un ruisseau,
le vent dans les roseaux,
les parfums se dégagent
de toutes les plantes:
le thym, la sarriette
et la lavande.
 
Fermez les yeux, avec moi,
imaginez ces images,
c'est le bonheur, je crois,
qui se partage.
 
Orso
 
 
 


mardi 3 février 2015

Mon berceau


 

MON BERCEAU

Ho ! Corse qui m'a vu naître
et partir sur le continent,
je reste, sans le  paraître,
ton plus fidèle enfant.

Les années qui s'ajoutent,
les jours, les mois, les ans,
je reste, sans nul doute,
ton plus fidèle enfant.

Les rumeurs qui circulent,
traitant les corses de manants,
sans connaître ces hommes
qui ont versé leur sang.

La Corse c'est ma mère,
mère de tous ses enfants,
qui dans le monde espèrent
 
revoir l'ile de leur maman.


Orso le 4 juillet 2012