samedi 13 février 2016

MA BELLE NATURE


MA BELLE NATURE


Oh, immense Terre : le Monde,
toi qui tourne autour du Soleil,
cherches tu, dans ta ronde,
à chauffer cette merveille.

Tu as créé pour chaque Pays
une faune et des images,
qui sont visités aujourd’hui
par les gens qui voyagent.

Tu as ajouté tes parfums
et tes belles couleurs,
dans des iles lointaines,
où il n’y jamais d’hiver.

Tu as inspiré les poètes
à décrire tes tableaux,
les vallons, les rivières
et tous les animaux.

Moi, ma Nature, c’est la Provence,
j’ai vécu longtemps près d’Elle,
j’ai passé  mon enfance
à découvrir cette merveille.

Ce matin je dédie ce poème,
à cette immense beauté,
qui, malgré ses blessures,
 embellie le monde entier.





Orso le 13 février 2016

LE TEMPS QUI PASSE





LE TEMPS QUI PASSE



Du haut de mes 90 ans,

perché sur mes années,

je regarde autour de moi,

tout ce monde pressé.



J’observe chaque jour,

devant ma fenêtre,

cette foule qui court,

sans relever la tête.



Elle va à son destin,

à son boulot, peut-être

et moi, dans mon coin,

j’écris  mes poèmes.



Je peux chercher les mots doux,

et des mots  un peu fous,

écrire une jolie poésie,

qui ira chez mes amis.



J’ai pu dialoguer avec ma nature,

parler aux arbres et aux oiseaux,

elle m’a offert mille peintures,

quand l’automne sortait ses pinceaux.



Du haut de mon grand âge,

je pense, maintenant,

à toutes les belles images

et mes plus beaux printemps.



Du haut de mes 90 ans,

je regarde mieux,

je ne vois que les moments,

où nous étions heureux.








Orso le 12 février 2016

lundi 1 février 2016

QUATRE-VINGT-DIX ANS

QUATRE-VINGT-DIX ANS

Lorsque j’étais enfant,
à la petite école,
j’écoutais les grands,
je les entends encore.

je voulais grandir vite,
pour jouer à leurs jeux,
que l’enfance me quitte,
être plus vieux.

Je voulais parler comme eux,
dans ce langage inconnu,
 chanter comme eux,
 les chansons un peu crues.

Je rêvais de me battre
avec mes petites mains,
je voulais être le maître
sur tous les terrains.
........../………
J’ai joué à  tous les jeux,
j’ai eu de belles voitures,
je suis devenu vieux,
je ne peux plus conduire.

Je suis un modeste poète,
qui rêve tout le temps,
qui écrit des poèmes………….
à quatre-vingt-dix ans.




Orso le 1 février 2016


jeudi 21 janvier 2016

Mes adresses

Qui suis-je ?

Je suis un vieux bonhomme qui écrit mes souvenirs,
et des poèmes depuis longtemps.

Je suis né dans un petit village de montagne en Corse
Mon blog est lu dans le monde entier, ce matin, il y avait
plus de 24.000 visiteurs.
Si parmi vous, certains voudraient   me joindre, voici mes adresses:

Adresse mail:   ourspaul.sialelli@gmail.com
Adresse blog   paulours.blog
A bientôt peut être.......





dimanche 10 janvier 2016

ETRE VIEUX

ÊTRE VIEUX
Devenir vieux
est un privilège.
On a attendu tellement
longtemps
pour devenir ce vieux-là.
On a eu plein problèmes,
vu plein d’évènements
on a connu la guerre
et les soldats allemands.
On a été malade, on a guéri,
on a chanté, on a bu,
on a pleuré, on a rie,
on a bien vécus.
On a plein de souvenirs,
qui reviennent souvent,
ils ne sont pas partis,
ils sont là, tout le temps.
Il ne faut pas avoir peur
de vivre longtemps,
on raconte nos bonheurs,
à tous nos enfants
Un petit conseil :
vivez chaque instant
et à chaque réveil :
souriez au soleil.



Orso le 9 décembre 2015

mercredi 6 janvier 2016

Une journée avec mon grand-père

Une Journée avec mon grand-père


Même après 80 ans, je n’oublierai jamais cette journée.
C’était pendant les vacances, ma mère m’a amené dans notre village natal, où vivaient ses parents.
j’ai raconté ailleurs la vie de ce vieux village.
Aujourd’hui, je vais vous raconter, en détail, cette journée.
Mon grand-père avait 8 vaches qui lui appartenait et qui vivaient dans le maquis, en liberté, comme d’autres, chacun respectait le bien d’autrui, car elles étaient nombreuses et pour les reconnaître, chacune avait un grelot avec un bruit particulier et rien d’autre comme repaire.
                            
Pour arriver auprès d’elles, il fallait descendre au bord de la rivière par un sentier dans le maquis.
Ma grand-mère avait préparé, dans une musette, le repas de midi, car il fallait la journée pour trouver les huit vaches.
Mon grand-père m’a installé sur la celle de la mule et lui passait devant, avec sa serpette, car il fallait couper quelques branches qui gênaient le passage du sentier.
Arrivés dans la zone où en principe se trouvaient les vaches, mon grand-père appela avec un cri particulier et attendait, en retour le bruit des grelots, qu’il connaissait bien, pour chacune d’entre-elle.
Alors à ma grande surprise, je voyais arriver les vaches, qui venaient près de mon grand-père, qui leur coupait des branches de châtaigner, dont elles raffolaient.
Il me dit(en langue corse que je comprenais) qu’il en manquait une et me dit : pour le moment, nous allons manger.
Il est parti, avec sa serpette, couper des branches mortes, pour allumer un feu.
Entre quatre pierres, il prépara le feu, avec de l’herbe sèche et il sorti de la musette : de belles tranches de pain que faisait ma grand-mère il enfilait les saucisses dans une petite branche et les faisait rôtir, en récupérant le jus entre deux tranches, cette odeur est encore dans ma mémoire.
J’ai oublié de vous dire que nous nous étions arrêtés au près d’une source, comme il y en a beaucoup dans le maquis.
Il ramassa les restes du repas, dans la musette et me dit qu’il fallait qu’il reste, car il manquait une vache.
Il m’installa sur le mulet, en me disant : tu vas rentrer seul,
le mulet connait le chemin, tiens-toi bien.
Imaginez, un enfant de 10 ans, dans le maquis, comment oublier…
Ma grand-mère me voyant arrivé seul a compris pourquoi et m’a aidé à descendre du dos de la mule.
Mon grand-père est arrivé tard, il faisait nuit.
Il a raconté  qu’il avait trouvé la dernière vache et tout allait bien.
Dans la soirée a la lumière de la lampe à pétrole, mon grand-père fredonnait une petite chanson. Ma grand-mère m’a dit : quand il chante, c’est qu’il est fatigué de sa journée.

Je ne vais pas mettre de photos, je vous laisse imaginer le bonheur d’un petit garçon de 10 ans, d’avoir vécu une telle journée.

Cela s’est passé en 1936……..

Paul Sialelli.


lundi 4 janvier 2016

APRES

APRES

Lorsque je serai parti,
je n’emporterai rien,
je laisse mes écrits,
à qui les voudra bien.
J’en ai plein mon tiroir,
ils seront là, tous près,
pour qui voudra savoir
et qui saura m’écouter.
Ne les vendez jamais,
ils n’ont aucune valeur,
mais, offrez-les,
ils sont pleins de bonheur.
Il faudra faire un choix,
bien les relire,
car il y a parfois,
des choses à ne pas dire.

Le poète est un homme heureux,
nul ne pourra le faire taire,
il écrit ce qu’il veut,
 mais, d’une jolie manière.


Orso le 4 janvier 2016




vendredi 11 décembre 2015

CE PETIT RUISSEAU

 CE PETIT RUISSEAU


Je vous parle souvent
de ce petit ruisseau,
il était mon confident,
quand je vivais là-haut.

J’allais près de lui,
je le voyais à travers
les taillis,
j’écoutais son petit bruit.

Il avait le pouvoir
de calmer mes douleurs,
lorsque j’allais le voir.

Je suis retourné
 un jour, avec mon amie,
je voulais lui montrer
ce ruisseau dans son lit.

C’est d’abord le silence,
qui m’a surpris,
 ne voyant que des ronces
et plus aucun bruit.

Mon cœur s’est mis à battre
à grands coups,
qui a osé me le prendre,
je le cherchais partout……

Ce n’était qu’un petit ruisseau,
qui coulait tranquillement,
il était mon ami, mon confident.


Orso le 11 décembre 2015

mercredi 9 décembre 2015

Le mariage de ma mère

   LE MARIAGE DE MA MERE

 Tu me demandes  comment mon père a connu ma mère ?
C’est très simple, c’était, parait-il la plus belle du village, elle est née en 1900.
En 1915, elle avait donc 15 ans et mon père, qui vivais aussi au village avait 3 ans de plus.
Ils s’aimaient en cachette, car mon grand-père ne voulait pas que sa fille sorte avec  ce garçon.
Il s'est engagé volontaire pour partir sur le front, au grand désespoir de ma mère, il n'avait pas tout à fait 18 ans.
Pendant ses permissions, bien sûr ils se voyaient, discrètement, car mon grand-père surveillait sa fille. Mais il n'était pas toujours  là.....
Pendant sa permission, en 1917, il enleva  ma mère et sont partis ensembles, il parait que cela se faisait souvent quand les parents refusaient une alliance qui ne leurs convenait pas.
Devant le fait accompli, il fallait réparer......
Alors, bien sûr mon grand-père accepta le mariage, qui a eu lieu pendant cette permission.

Inutile de te dire que le retour au front a été pénible......

C'était ton arrière-grand-père.......



Voici  sa photo prise sur le front.

En 1916



                     

mardi 8 décembre 2015

UNE REFLEXION

Une réflexion

C’est parfois dans un
regard, dans un sourire,
que sont cachés les mots,
qu’on a jamais su dire.




 Orso

dimanche 6 décembre 2015

MES PROMENADES

Mes promenades

Pendant mes promenades,
tôt le matin,
je m’arrêtais toujours
au début du chemin.

Je regardais, au loin
cet immense espace,
il était tout à moi
et ce matin, j’y pense.

Je me disais : admire
ce paysage,
respire ses parfums,
écoute son silence,
garde ça dans un coin.

Je connaissais les arbres,
qui bordaient le sentier,
ils avaient leur langage,
car ils me parlaient:

N’écrases pas ces bouquets
de lavande et  de romarin,
ils sont là pour parfumer,
cueilles ce petit brin de thym.
Ecoutes ces oiseaux,
et le chant des cigales,
regarde ce ruisseau
qui coule en cascades.

Si, un jour, je retournais
dans ce coin de Provence,
je rechercherai ce petit sentier……


Orso le 6 décembre 2015

jeudi 12 novembre 2015

MON BEAU VILLAGE


MON BEAU VILLAGE

Clic sur la photo,
pour mieux le voir

Le voici, niché dans le maquis,

il est au bout du chemin,

la route s'arrête ici,

c'est, sans nul doute

MON PARADIS,

Orso

mardi 10 novembre 2015

GIONO

Giono

J’ai sorti ce vieux livre,
je passe mes soirées avec lui,
il me raconte, avec son écriture,
les moments de sa vie.
IL trouve les mots justes,
avec son langage à lui,
il me parle de Beaumugne,
ce mystérieux Pays.
Caché dans les collines,
entouré de parfums,
ce village paisible
où vivent tous les siens.
Il a délivré Angèle,
pour aider un ami,
elle était prisonnière,
avec son petit.
Ils sont  partis dans la nuit,
lui connaissait le chemin,
il voulait mettre à l’abri,
Angèle et son babin.
Ils fuyaient le papé,
armé de son fusil,
il voulait les tuer,
ils avaient volé sa fille.

Si vous voulez connaitre
cet écrivain des collines
qui parle avec ses mots
il s’appelle ; Jean Giono.

S'il était encore en vie,

j'irai le chercher,
j'en ferai mon ami.

Orso le 10 novembre 2015