samedi 18 novembre 2017

DEUX MOTS





DEUX MOTS 
Deux mots sur cette photo,
où on voit mes grands-parents,
elle, parait soumise, lui, dominant.

La vérité est toute autre,
ce petit bout de femme,
décidait de tout,
lui, ce grand bonhomme
filait tout doux.

Ce fusil, qu’il montrait
fièrement,
il s’en est jamais servi,
c’était seulement
pour la photo,
montrant à mon père
son joli cadeau.

Ce que vous ne voyez pas,
c’est le bonheur et la tendresse
chez mes deux ancêtres,
tout est encore là, chez moi,
malgré ma vieillesse,
j’ai quatre-vingt-onze ans.


ORSO LE 7 NOVEMBRE 2017








DERNIER REGRET


DERNIER REGRET

Elle avait ses années sur ses épaules
et les épaules un peu voutées,
mais son jardin était l’plus beau,
du temps qu’elle savait lui donner
et c’est à force de la voir courbée
en deux à travailler,
que j’ai mesuré son pouvoir
de faire de sa vie un verger.
Il y avait dans sa maison
le souvenir du temps passé,
les odeurs de chaque saison
et mille rêves dans son grenier.
Elle donnait, sans jamais compter,
de la patience et des sourires
et j’me souviens avoir aimé
trouver ses bras pour m’endormir.
Elle s’en est allé un peu trop vite,
avant que mon cœur n’ait eu le temps de grandir,
alors, je lui donne, très longtemps après,
comme un post-scriptum, un dernier regret.
Les mots que l’enfance n’a pas su lui dire :
petite mère, si tu savais, combien je t’aimais !
Elle me montrait le bon chemin,
où je devais poser mes pieds,
en serrant sa main dans ma main,
je n’ai jamais eu peur de tomber ;
et c’est à force de la suivre,
comme son ombre et son trésor,
que ma vie a pris ses racines,
où ma vie s’enracine encore.
Elle s’en est allé un peu trop loin,
avant que je n’apprenne que tout a une fin.
Alors j’ai choisi un dernier cadeau,
avec du retard, je lui ai trouvé les mots,
que l’enfance cachait sans savoir lui offrir :
petite grand-mère, si tu savais combien je t’aimais.
Elle était fée ou magicienne
et son héritage n’était que tendresse,
qu’elle me pardonne si, longtemps après,
comme un post-scriptum, un dernier regret,
il me viens les mots que je n’ai pas su lui dire :
Petite grand-mère, si tu savais combien je t’aimais.

BARBARA DESCHAMPS









POESIE




Poésie
Voici trente ans que je la connais,
c’était là-haut, dans ce village,
je rêvais, j’écrivais,
je remplissais des pages,
j’essayais d’écrire à ma belle,
mais les mots qui venaient
n’étaient pas dignes d’elle.

Le feu , qui près de moi chauffait,
sa bouche grande ouverte,
attendait, patientait
pour brûler mes lettres.

Puis, tout à coup,
elle est arrivée,
venant je ne sais d’où,
par où est-elle passée ?
sans rien me dire,
elle est venue près de moi,
elle a pris ma plume
et a guidé mes doigts.
Voici comment écrire,
lorsque tu veux lui dire
que tu l’aimes.

Depuis toutes ces années,
elle est là, me conseille,
je ne peux plus m’en passer,
j’ai toujours besoin d’elle.
Quelques fois, elle s’en va,
plusieurs jours,
sans me dire où elle va,
mais elle est là toujours,
lorsque j’écris pour toi.

Je ne sais pas qui l’à appelée
ainsi,
mais je peux vous le dire
aujourd’hui,
Elle s’appelle :
POESIE

ORSO

mardi 14 novembre 2017

LA REPONSE


LA REPONSE


J'ai ta lettre sous les yeux,
nous n'étions plus que deux,
de notre belle équipe
et voilà que tu me quittes.
Je voudrais comprendre
cette décision,
ta fille et ton gendre
n'avaient-ils pas d'autres
solutions ?

200 kilomètres
vont nous séparer,
mais il nous reste
notre belle amitié.
Nous pourrons nous écrire,
même si nos mains tremblent
pour nous souvenir
de nos belles années 30/40.

Je me souviens,
lorsque j'étais petit,
ma mère avait mis un lit
près de la cheminée,
pour ma vieille mémé.