mardi 6 avril 2021

l'escapade



L'ESCAPADE

Quel joli nom, il est sûrement né
en Provence, parmi la lavande
et le romarin
.


 
Le dictionnaire dit d'elle:
sortir de l'ordinaire,
on pourrait dire aussi,
sortir de sa cuisine,
partir !!!
Sans aller trop loin,
quitter le quotidien.
Je pense à toi, Hélène
qui a vécu ce jour
avec moi dans ce joli
village.

Je pense à vous, Mesdames
qui avaient toutes besoin
d'une belle journée,
d'une belle ballade.

Laissez vos enfants,
votre ménage, votre repassage,
offrez-vous, Mesdames,
une belle escapade.

 

jeudi 1 avril 2021

LES BRUITS DU SILENCE

LES BRUITS DU SILENCE
 
 
Je connais plein d'endroits
où j'ai vécu ces silences,
je les revoie parfois
et ce matin, j'y pense.
 

C'est le sanglot d'une vague
qui vient mourir sur le rivage,
sans se presser,
en roulant ses petits galets.




C'est le vent léger,
qui arrive, je ne sais d'où
et qui pose un baiser
sur mes joues.

C'est le chant d'un oiseau
qui berce ma solitude,
c'est ce petit ruisseau
qui coule dans la verdure.

 


Si un jour vous cherchez
le silence,
je vous indiquerai
l'endroit où il se cache.

 

lundi 22 mars 2021

Si j'avais

SI J’AVAIS
 
 

Si j’avais le pouvoir
de parler aux arbres,
aux oiseaux,
aux nuages, aux ruisseaux,
je leurs dirais :
faites-moi une place
je veux vivre avec vous.

je chanterai comme vous,
j’imiterai les murmures,
du vent dans les roseaux,
Je me ferai tout petit,
pour dormir dans vos nids.

Je volerai, d’arbres en arbres,
je parlerai aux écureuils,
aux fourmis, aux cigales
et aux rameaux en fleurs.

Je mangerai les mures,
les figues, les raisins,
j’irai boire à la source,
celle du grand bassin.

Acceptez ma présence,
car là, où je vis,
il n’y a que des problèmes,
il n’y a que des ennuis.

Avouez, mes amis
que ce rêve est très joli,
mais il faut que je me lève,
pour continuer ma vie…..
ici

Orso le 3 mai 2015

 

dimanche 21 mars 2021

Je Suis là

JE SUIS LA

 
 
Comme, d'habitude,
à la même heure,
l'heure où arrivaient
tous mes mots,
je n'avais
qu'a bien les écrire,
en faire un poème
et vous l'envoyer......

Voici, plus d'un an,
que je suis là,
à la même heure,
avec ma plume,
posée sur mon encrier,
mais rien n'arrive,
je suis désolé.

On m'a conseillé
d'attendre,
j'ai attendu longtemps,
avec ces années,
qui passent,
je suis vieux maintenant.

On vient de me dire:
cher ami,
rangez votre plume,
oubliez la poésie,
on m'a même dit
 que j'avais trop écrit.....

Sans rien dire,
j'espère toujours,
que mes mots,
accompagnés
de leur Muse, 
reviendront un jour.....

Orso le 11 juin 2019

 

jeudi 18 mars 2021

PANTOME

PANTONE
 
Avant que ma mémoire
me lâche,
je vais vous raconter
une histoire,
celle d'un berger.

Qui, après moi pourra,
vous dire:
il s'appelait Pantone,
il vivait avec sa mère,
dans une vieille maison.

Tous les matins, il rassemblait
son troupeau,
chacun amenait sa chèvre
et partait aussitôt.

Il passait sa journées
près d'elles,
elles broutaient les herbes
du maquis,
lui taillait des bâtons
pour ses amis.

Il revenait de bonne heure,
sa mère l'attendait,
elle soutirait à chaque chèvre
un peu de leur lait.

Elle fabriquait des fromages
qu'elle vendait,
lui venait sur la place
pour discuter.

Ils vivaient de peu de chose,
ils ne payaient ni taxes,
ni impôt, ni loyer
l'argent de la mère suffisait.

Je sais que vous n'allez
pas me croire,
en lisant cette histoire,
mais je peux vous dire:
combien la vie était belle
dans mon petit village.

ORSO

 

mardi 16 mars 2021

Mes Ecrits, Mes Souvenirs

ES
Je suis sûr aujourd’hui,
d’avoir trop écrit,
je forçais mes amis
à me lire,
mais il me fallait écrire……
 
 
Je les obligeais à me lire,
je les dérangeais,
ils n’avaient pas le temps,
 ne comprenaient pas.

Je dois remercier
ceux qui me lisaient,
ceux qui comprenaient,
qui m’encourageaient.

Certains vont se reconnaître
dans ce nouveau poème,
ils se souviendront peut être
que je les aime.

Je vais laisser mes écrits,
j’en ai plein dans un coin,
il faudra faire un tri
et en jeter au loin.
 
 
Il n’en restera qu’une
vingtaine,
où j’avais écrit :
les plus tendres poèmes,
pour mes amis

 

mercredi 10 mars 2021

J'ai vu passer

J’AI VU PASSER

 
 
Je regarde souvent,
les nuages, la pluie,
le vent, les gens,
mais aujourd’hui
je l’ai vu passer.

Il semblait chercher
où se poser,
comme un papillon,
il hésitait,
cherchait-il ta maison ?

Le vent l’a poussé,
un peu trop vite,
il partait, revenait,
j’avais peur qu’il
nous quitte.

Tu as ouvert ta fenêtre,
je crois que tu l’attendais,
tu faisais de grands gestes,
pour le guider.

Lorsqu’il a vu ton sourire
et tes larmes de joie,
ce fut la surprise,
il est entré chez toi.

Depuis ce jour,
il est près de nous,
il est là toujours
pour bercer notre Amour

 

samedi 6 mars 2021

ILS ETAIENT LA

 

Ils étaient là


Ils sont venus dans mon rêve,
vêtus des quatre saisons,
le printemps était en tête,
suivi de ses compagnons.

J’ai reconnu tout le monde :
les arbres et les oiseaux,
j’ai senti tous les arômes
de ce joli troupeau.

Ils ont fait ce long voyage
pour venr me revoir,
c’était à ma demande,
c’était mon seul espoir.

Lorsque j’ai ouvert mes yeux,
pensant les voir, les toucher,
ils avaient laissé derrière eux
les images de mon passé
 
.



 
 
Adieu, nature si belle,
adieu instants de bonheur,
adieu amis fidèles,
adieu vos belles couleurs.

Orso le 4 octobre 2015


jeudi 18 février 2021

L'eau La vie

L'EAU, LA VIE
 
 
 
Je l'ai vue plusieurs fois,
elle rôdait dans ma chambre,
elle venait, près de moi,
j'était facile à prendre.
Je la guettais, le soir,
dans la pénombre,
elle passait près de moi,
je voyais son ombre.
 
Je criais du matin au soir,
pour qu'on m'apporte à boire,
j'étais paralysé, immobile,
j'attendais la fin  de mon
histoire.
 
Un jeune médecin,
s'arrêta pour me voir,
constatant mon déclin,
me fit servir à boire.
 
Cette eau bénite
qui coula dans mon corps
me redonna la vie
et repoussa  ma mort.
 
Elle est partie aussitôt,
sans jamais revenir,
je l'ai même vue s'enfuir.
 
Aujourd'hui, j'y pense,
cela fait 3 ans,
j'écris et je chante
en me souvenant.

 

mercredi 17 février 2021

LE VIEUX LAVOIR

LE  VIEUX  LAVOIR
 
 
 
Bien caché, sous le village,
à l'abri des regards,
il offre son image,
à qui revient le voir.
Il était presque oublié,
c'était le désespoir,
les ronces le mangeait,
il faisait peine à voir.
 
 
 
 
Il allait, surement
disparaitre à jamais,
mais son eau qui coulait
nous a donné espoir.
 
Alors, bien décidés
a lui rendre la vie,
nous l'avons habillé
pour le rendre joli.
 
 
 
 
Depuis qu'il est tout beau,
dans son nouvel habit,
on revient à nouveau,
on le photographie
 
Je me souviens de lui,
lorsque j'allais le voir,
assis tout près de lui,
j'admirais ce lavoir.

 

MERCI

jeudi 12 juin 2014

MERCI

MERCI
 
 
 
 
Je ne te remercierai jamais
assez,
tu m'as permis de m'exprimer.
 
Tu m'as permis d'avouer
les amours de ma tendre
jeunesse,
tu m'as permis de dévoiler
certaines caresses.
 
Tu m'as permis certains mots
un peu fous,
lorsque je disais
que je vous aimais.
 
Tu m'as permis de vous
faire rire et parfois pleurer,
d'employer des mots doux
pour consoler.
 
Tu m'as permis, d'écrire la nuit,
dans l'intimité,
c'est dans la pénombre
que tu arrivais.
 
Tu m'as permis
de rester près de toi,
tu me conseillais,
chaque fois.
 
Ce matin, je veux te rendre
hommage,
tu m'as permis d'écrire
toutes  ces pages.
 
Merci la poésie.

 

mercredi 3 février 2021

La Séparation



La séparation
 
 
Voici plus de trente ans
que nous sommes séparés,
j'ai vécu vingt ans
à cent kilomètres,
aujourd'hui, il n'y a
que quelques mètres.
 
 
 
 
 
Chacun vit comme il l'entend,
mange et dort à ses heures,
chacun vit comme il veut
dans sa demeure.
 
Lorsque j'ai besoin d'elle,
elle est là, toujours,
quand elle m'appelle,
j'accours.
 
Un étage nous sépare,
depuis plus de dix ans,
ces quelques marches
suffisent
pour rester indépendants.
 
Les années qui s'écoulent,
ne nous font pas vieillir,
elles sont pleines
de merveilleux souvenirs.
 
Pour vivre heureux,
vivons séparés.

 

LES GRENIERS


LES GRENIERS
 
 
 
 
Dans les maisons modernes,
il n’y a plus de greniers,
chez ma grand-mère,
j’allais souvent fouiller.

Elle disait : il ne faut rien jeter,
on ne peut jamais savoir…
il fallait tout garder,
il y avait un grenier……

Vous, enfants de la ville,
connaissez-vous les greniers ?
ils sont inutiles,
car on peut tout jeter.

Jeter dans les décharges,
elles remplacent les greniers,
il y a des gens de tous âges
qui viennent pour fouiller.

C’est dans ces greniers modernes,
où sont entassés pêle-mêle
les souvenirs des vieilles maisons,
les tables, les chaises,
les photos des ancêtres
et les anciens jupons.

Adieu, greniers de mon enfance,
il n’y a plus de place pour vous,
mais lorsque je monte au village,
celui où je suis né,
je vais dans le grenier
retrouver mon passé.

ORSO

 

jeudi 28 janvier 2021

GRAND-MÈRE
 
 

 
 
 Dis-nous comment
tu cuisais ton pain,
dis-nous comment
tu pétrissais la pâte
avec tes petites mains ?
Que mettais-tu dans la farine
pour lui donner ce goût ?
où prenais-tu ces branches
pour bien chauffer ton four ?
Dis-nous comment
tu filais les poils de chèvres,
avec tes petits doigts,
pour faire cette corde
aux mille emplois.
Quel est ton secret
pour faire ce bon fromage
et le garder bien frais
dans cette grande cave.
As-tu aidé grand-père
pour tuer le cochon ?
Que mettais-tu, grand-mère
dans ces bons saucissons ?
 
Reste encore près de nous,
tu ne nous a pas tout dit,
grand-mère, dis-nous tout,
car il nous faut partir,
retourner sur le continent,
nous voulons savoir
comment vous viviez avant.